Jordan Joseph – Rugbyman

#Rugby #Équipe de France U20 #Racing 92 #Champion du Monde U20 2018 #Tournoi des 6 Nations

(Crédit photo UNE : Pascal Rodriguez/IRB).

Enfant, j’étais à fond dans le foot. Je jouais en club et le rugby ne m’était pas encore familier. À 14 ans des amis se sont inscrits à Sarcelles et je les ai suivis.

On peut dire que j’ai fait le bon choix, car cela me permet, 4 ans plus tard de porter le maillot floqué du coq avec les U20.

Pourtant j’ai vraiment commencé ce sport pour être avec mes amis. C’était ludique et l’ambiance était bonne. À aucun moment je ne m’imaginais en faire à haut-niveau. Je me voyais rester à Sarcelles tranquillement.

Petit à petit, les bonnes performances sont arrivées et j’ai été recruté par Massy, un des gros clubs formateurs de la région parisienne. J’ai alors commencé à prendre exemple sur des joueurs professionnels comme Armitage pour sa qualité de plaquage et de grattage, mais aussi sur Vunipola.

Contrairement à ma première année, je m’y suis mis plus sérieusement et je prenais de plus en plus de plaisir. Je me souviens que mon ancien prof de sport à Sarcelles me poussait pour aller aux entraînements, à la muscu, faire du cardio, et je le remercie aujourd’hui, car sans lui j’aurais peut-être arrêté.

Après si peu d'années dans le monde du rugby, j'ai déjà des souvenirs qui resteront gravés. Ma coupe du monde l'été dernier, avec ma famille qui est venue me voir pour la finale et soulever la coupe avec mes frères et mes sœurs…

Je n'aurais jamais osé y penser et c'est forcément mémorable.

18 ANS ET DÉJÀ DES SOUVENIRS À VIE

Après si peu d’années dans le monde du rugby, j’ai déjà des souvenirs qui resteront gravés. Ma coupe du monde l’été dernier, avec ma famille qui est venue me voir pour la finale et soulever la coupe avec mes frères et mes sœurs…

Je n’aurais jamais osé y penser et c’est forcément mémorable.

On était sur un nuage pendant cette période, mais le sport de haut niveau implique de se remettre très vite au travail, car il fallait entamer la nouvelle saison en club et penser également aux compétitions qui allaient se présenter avec l’Équipe de France.

Le tournoi des 6 nations est donc la première après cette coupe du monde gagnée. Il y a eu pas mal de changements dans le staff et dans l’équipe, mais nous avons gardé la même dynamique, la même ambiance, et surtout la même motivation.

Nous étions les tenants du titre de ce tournoi et nous voulions le rester, mais notre défaite face aux Anglais a mis un frein à nos ambitions. Cette étiquette de champion du monde existe, mais cela ne se ressent pas dans le groupe dans le sens où rien n’a changé. On ne se met pas de pression en plus et nous n’avons pas non plus d’excès de confiance. Le groupe travaille et vit toujours aussi bien et c’est notre force.

Les anglais étaient revanchards suite à la finale de l’année dernière, ce sont toujours des gros matchs contre eux. À voir si on les croisera cet été en Argentine lors des prochains mondiaux. Là aussi l’objectif sera de garder notre titre. Comme le coach le disait, ce tournoi des 6 nations était parfait pour stabiliser et peaufiner notre projet de jeu, en intégrant les nouveaux. Ce dernier match face à l’Italie va servir également avec pas mal de turn-over, pour le bien de l’équipe.

Me concernant je joue mon rugby, je ne me prends pas la tête pour le moment. Je ne me mets pas de pression que ce soit en club ou en sélection. J’ai des objectifs, mais ce que j’aime c’est être sur le terrain, car à la base c’est un jeu.

Cette notion du plaisir est importante, et on en prend d’autant plus avec des victoires.

JORDAN