KAULI VAAST – SURFIN’ TAHITI

Kauli Vaast est la nouvelle pépite du surf ! Ce jeune tahitien nous raconte son amour du surf et du fenua !

Crédit Photo : @ryan_borne

Je suis né à Papeete, Tahiti. Mes parents habitaient dans le nord de l’île, à Mahina. C’est là que j’ai commencé le surf, j’avais 4 ans. J’adorais l’eau, dès tout petit je passais mon temps dedans. Mes parents faisaient du surf, c’est donc assez naturellement qu’ils m’ont mis sur une planche avec eux et que j’ai eu ma première planche pour prendre les mousses au départ. Et depuis je n’ai jamais arrêté.

Bien sûr j’ai tenté d’autres sports, notamment à l’école, je faisais l’AS foot, du judo, de l’athlétisme. J’adorais la course mais le surf a toujours été mon sport principal. Comme je le disais j’adore être dans l’eau, et la sensation de surfer une vague et glisser au-dessus de l’eau c’est génial. Il y a un sentiment de liberté et une vraie connexion avec l’océan.

Mon quotidien petit c’était vraiment d’aller surfer après l’école. On n’habitait pas loin du spot de surf (Papeeno) et donc mon père ou ma mère m’amenait et je passe le restant de la journée à l’eau. J’ai déménagé ensuite à l’âge de 8 ans à Vairao dans une maison face à l’océan. Donc j’ai continué cette routine, et là je surfais au récif à présent et non sur la plage comme à Papeeno.

LE SURF A TAHITI, UNE GRANDE FAMILLE

D’ailleurs Michel Bourez vient de cette commune. Je le voyais sur les spots de surf, Teahupoo, Papara etc.… et bien sûr ici c’est le spartan de Tahiti ! Donc nous les jeunes quand on le voyait et qu’on le voit toujours d’ailleurs surfer, bah c’est notre exemple. Il y a d’autres figures locales qui comptent beaucoup pour moi. Raimana Van Bastolaer est par exemple à la fois mon tonton, mon agent, mon conseiller, c’est vraiment quelqu’un d’important pour moi car depuis tout petit il m’a pris sous son aile. Au final c’est vraiment une grande famille car on est sur une île, tout le monde se connaît et il y a vraiment une bonne entente. On veut tous donner une bonne image de notre île donc on tire tous dans le même sens et on s’entraide beaucoup.

On a d’ailleurs Jérémy qui est très souvent à Tahiti et avec qui je suis très proche. J’ai donc beaucoup de chance de connaître ces personnes et pouvoir profiter de leurs expériences et de leurs conseils. Le jeune Kauli Vaast n’aurait peut-être pas imaginé les côtoyer.

Et bien sûr j’ai toujours admiré John John Florence également, il a cette capacité à être très focus. Il est impressionnant dans les airs, dans les tubes, dans les grosses vagues.

Je m’inspire donc un peu de ces personnes également pour mon surf, je ne peux pas vraiment décrire mon style mais j’observe les particularités et les techniques de chacun et je m’en sers pour m’améliorer et surfer à ma façon sur l’eau.

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UNE ASCENSION RAPIDE

J’ai eu la chance de gagner plusieurs titres assez jeunes. Mon plus beau souvenir reste les trials à la maison en 2018. Il y avait de belles vagues, j’étais chez moi avec tout Tahiti qui était derrière moi, c’était magique. Je pense qu’il n’y a pas mieux que de surfer à Tahiti, Teahupoo est pour moi la plus belle vague au monde. Après il y a plein d’autres vagues que j’adore surfer, ou que je veux absolument surfer mais si j’ai le choix pour une compétition je choisis Teahupoo sans une seconde d’hésitation !

Il y aura d’ailleurs les JO dans un peu moins de 4 ans ici. Les JO représentent une expérience d’une vie, c’est déjà un objectif d’y participer. Quand on te dit qu’ils auront lieu chez toi, ça triple l’envie et la motivation. J’aurais le bon âge pour me qualifier, c’est mon objectif principal. Je m’entraîne à fond et j’espère vraiment pouvoir y participer.

Tonton Raimana m’a très bien accompagné dès le départ. Mes parents sont très carrés derrière moi et me suivent donc j’ai vraiment un cadre et ils me remettent dans le droit chemin quand il y a besoin ! Il y a aussi mon coach, Vincent Galfi avec qui je m’entraîne depuis que j’étais venu dans son club en France et avec qui on va continuer encore de longues années. A Tahiti j’ai mon kiné, Charles, qui s’occupe donc du suivi, et de ma prépa physique et mental. Je suis bien entouré et c’est important pour moi, ça me permet de ne pas m’égarer et de rester focus.

SURF ET ÉCOLE AU MÊME NIVEAU

J’ai eu mon bac en juin, le bac covid comme on l’appelle, et mes parents voulaient que je continue. Depuis tout petit j’alterne l’école et le surf et cela fonctionne bien donc je me aussi dit que c’était possible de continuer et je me suis lancé le challenge de commencer STAPS cette année. Ce n’est pas simple car j’ai donc les cours à Papeete la semaine, et je rentre surfer le weekend à Vairao.

J’ai envie de réussir donc je m’en donne les moyens. Ça me fait même du bien de penser à autre chose la semaine, dès que je rentre ensuite le vendredi je n’ai qu’une envie c’est d’aller sur l’eau prendre des vagues. De plus en STAPS on fait pas mal de sport donc je garde la forme, j’ai des exercices à faire pour ma prépa bien sûr donc ça se passe bien à ce niveau. En ce moment avec le déplacement en France c’est devenu un peu plus compliqué pour suivre les cours mais je m’accroche, c’est le début de l’année et c’est ma première absence donc je vais m’habituer et j’arriverais à gérer cela de mieux en mieux.

KAULI, AELAN, NAIKI

Le surf est une histoire de famille que je vous disais, mes parents en font, et nous ont mis moi et mes frère et sœur. Ma sœur, Aelan, vient d’intégrer le pôle France, je suis très content pour elle. On échange beaucoup, c’est une vraie passionnée, je n’ai pas besoin de la pousser donc je suis très content de la voir motivée comme cela. Et ensuite il y a Naiki, mon petit frère, qui nous suit depuis qu’il est petit. On est à fond derrière lui, on l’emmène depuis qu’il a commencé à marcher ! Il surfait déjà Teahupoo à 10 ans et je le pousse pas mal, c’est mon protégé !

KAULI VAAST