Les Champions de la Paix

Réunis dans un collectif de plus de 100 sportifs de haut niveau engagés personnellement en faveur du mouvement de la paix par le sport, les « Champions de la Paix » constituent un des piliers fondamentaux de Peace and Sport.
Ils œuvrent pour faire du sport un outil de dialogue et de cohésion sociale.
Modèles, héros et source d’inspiration pour les jeunes du monde entier, ils mettent leur temps, leur notoriété, leur expérience d’athlètes au service de projets utilisant le sport en réponse à des enjeux sociaux.

Crédits Photos : Peace and Sport

Masques de protection contre le COVID !

J’ai eu une longue carrière d’athlète de haut-niveau. Cela m’a permis de rencontrer le monde, d’aller à l’international, et donc de connaître de nouvelles cultures, de nouveaux horizons, grâce au Sport.

J’ai d’ailleurs remarqué que je n’étais pas en phase avec toutes ces cultures. Pourquoi ? Parce que nous sommes marqués par notre propre culture, celle de notre pays, de notre environnement, de nos parents. On hérite d’une culture, avec donc des stéréotypes, des façons de penser, de juger, de faire, qui ne sont pas propres à chaque individu dans ce monde.

A travers le sport international, j’ai eu cette chance de côtoyer des personnes provenant des 4 coins du monde. En échangeant, en apprenant à les connaître, je suis devenu une personne différente. Ma vision des choses a changé, je suis devenu plus tolérant, non pas que je ne l’étais pas mais certaines choses qui pouvaient me choquer avant, s’expliquaient et devenaient tout à fait normal à présent. Plus ouvert aussi, plus curieux. Je pense être devenu tout simplement un citoyen du monde.

Il y a une dizaine d’années, nous avons donc décidé de créer Peace and Sport, avec cette approche. Le fait d’être à Monaco est aussi significatif, c’est un petit pays, neutre, indépendant.

Le but de cette association est de développer le concept de paix, à travers le sport.

Le sport est un langage, neutre et universel. Par le sport nous pouvons créer du dialogue, et par le dialogue nous pouvons créer la compréhension mutuelle et la collaboration. On vise donc la coexistence pacifique de manière à ce que les sociétés puissent se développer, soient plus inclusives et plus respectueuses les unes des autres. Ça, c’est la grande vision.

Avoir des champions comme modèles est donc une évidence. Ils sont la démonstration que l’équité qui existe dans le sport permet la réussite. Et ces champions, qui viennent tous d’horizons différents également et qui ont réussis, sont les meilleurs messagers. Nous allons d’ailleurs continuer à en intégrer.

Le sport est un langage, neutre et universel. Par le sport nous pouvons créer du dialogue, et par le dialogue nous pouvons créer la compréhension mutuelle et la collaboration.

C’est dix dernières années, je pense que la démonstration par la preuve est faite que la paix peut s’enseigner par le sport. Les champions sont donc des modèles et des accélérateurs de cohésion sociale. La diplomatie par le sport est une réalité et a un énorme potentiel. Nous voulons continuer à se développer, sur le terrain avec les populations un peu partout mais aussi avec les grands dirigeants sportifs en les convaincant qu’ils sont des acteurs de paix. Avec Peace and Sport nous avons beaucoup d’objectifs encore, il faut continuer à vulgariser la connaissance de l’enseignement de la paix par le sport, répandre un peu partout ces outils, agréger de nouveaux partenaires, convaincre les entreprises qu’elles peuvent utiliser le sport pour la paix dans leur programme de CSA, il n’y a pas de limite.

En l’espace de dix ans, j’ai pu voir une évolution dans la maturité des gouvernements et des dirigeants du sport. Bien sûr on constate des dysfonctionnements dans le monde mais qui ne datent pas d’hier, nous restons motivés et nous avons beaucoup d’espoir. Nous gagnons du terrain un peu partout et nous pouvons avoir un impact significatif.

C’est vrai que si on revient 10 ans en arrière, nous partions d’une feuille blanche. Je suis fier de voir que cette association est à ce stade aujourd’hui. Forcément on se dit que ce que nous avons fait, c’est bien. Mais il va falloir faire beaucoup plus et nous regardons devant.

 

JOËL