Cyclismes – Ces cols où le Tour de France n’est jamais passé

En près de 120 ans d’existence et 109 éditions, le Tour de France a visité pleins de régions. Mais il reste des cols non visités. Présentation.
cols tour de france

En près de 120 ans d’existence et 109 éditions, le Tour de France a visité pleins de régions. Mais il reste des cols non visités. Présentation.

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Le Mont Colombis (Hautes-Alpes) – 11,5 kilomètres à 9,6 % de moyenne – 1089 mètre de dénivelé positif

On est dans le registre du terrible avec ce col situé dans les Hautes-Alpes, entre Avançon et Remollon. Accrochez vos ceintures, ce col présente des pourcentages vertigineux. Près de 10 % de moyenne sur les 11 kilomètres d’ascension proposés. Un premier kilomètre à 10,5 % pour vous mettre dans le bain. Plus des ruptures de pente avec des kilomètres entre 6,5 et 10,9 sur les six suivants. De quoi empêcher les grimpeurs-rouleurs de prendre un rythme régulier. De quoi favoriser les attaques des plus purs escaladeurs de loin, dans les forts pourcentages.

Cependant, il ne faudra pas non plus se griller dans la partie finale. Carles 3,5 derniers kilomètres sont absolument affreux. 10,2%, 12,4%, 11,5% puis 10,9 %. La sélection pourrait se faire drastiquement. Et pourrait bien éliminer les rouleurs qui aiment lisser leur efforts sur des pentes un peu plus douces. Une redescente vers Remollon ou Avillon peut être envisageable. Mais il faut avouer que les 2 communes de 450 âmes peuvent être un peu limitées pour l’accueil d’une course aussi prestigieuse que le Tour de France. A moins que le département des Hautes-Alpes ne mette le paquet. On peut aussi imaginer une arrivée à Chorges, à 12 kilomètres de là. Chorges ville arrivée du second contre-la-montre du Tour de France 2013.

Col de l’Arpettaz (Savoie) – 16,30 kilomètres à 7,12 % de moyenne – 1161 mètres de dénivelé

Son vrai soucis est son goudronnage très aléatoire, comme le souligne de nombreux témoignages de cyclistes l’ayant gravi. Mais c’est quelque chose qui peut être remédié comme on a pu le voir sur d’autres cols. Car ce col rentre dans de vrais caractéristiques alpestres, avec près de 17 kilomètres de montée. Ne vous fiez pas au 7% de moyenne. En réalité ce col est beaucoup plus difficile. Une fois passé les 5 premiers kilomètres à 5% de moyenne, la route s’élève brutalement. Pas de pourcentages affolant ici, jamais au-delà des 10 % de moyenne, mais un col usant jusqu’à son sommet. Qui pourrait servir de premier col d’une étape, avant d’enchaîner avec les Aravis ou les Saisies.

Mont Artzamendi (Pyrénées-Atlantiques) – 5,60 kilomètres à 10,8 % de moyenne – 605 m de dénivelé positif

Et par extension de nombreux cols du Pays-Basque français trop souvent négligés, on se demande bien pourquoi d’ailleurs. Quant on évoque le Mont Artzamendi, ce n’est pas la longueur du col ni l’altitude qui vient à l’esprit. D’ailleurs, on reste en dessous des 1000 m (918). Mais les pentes effroyables et tellement irrégulières sur les 6 kilomètres d’ascension peuvent en rendre fous plus d’un ! Des passages réguliers à plus de 15 % des replats pour mieux retourner en enfer ! Les coureurs ne pourront jamais prendre leur rythme tandis que les purs grimeurs peuvent être au paradis avec des changements de rythme qui en assassineront plus d’un. De quoi provoquer une sélection dans un cyclisme moderne où le spectacle se fait parfois davantage sur des cols de ce profil par rapports aux longs cols traditionnels.

Errozate (Pyrénées Atlantiques) – 9,80 kilomètres à 9,5 % de moyenne – 935 m de dénivelé positif

On continue notre voyage dans le pays basque avec la montée d’Errozate, l’un des points culminants de la région. Un véritable enfer sur les 6 premiers kilomètres avec des passages qui oscillent entre les 10 et 14 % de moyenne. Un long col pour la région avec près de 10 kilomètres. Presque autant qu’un col d’Aspin. Mais pour près de 1000 m de dénivelé positif, bien plus que le col de la Bigorre. Un replat dans le 7e kilomètre, un autre dans le 9e, pour reprendre de grosses pentes dans le final. La longueur la pente, de quoi user les organismes, dans ce qui pourrait être une magnifique arrivée au sommet dans un décor sublime. Le souci majeur, c’est que la route est vraiment étroite. Sans doute trop pour la grandeur d’un Tour de France.

La Montagne de Lure (Vaucluse)

Emprunté sur Paris-Nice a plusieurs reprises, sur le Tour de la Provence cette année, aussi incroyable que cela puisse être, la Montagne de Lure n’a pas encore été visitée sur le Tour de France. La petite soeur du Mont Ventoux (avec son paysage lunaire en haut et également un observatoire) également située dans le Vaucluse. Ce n’est pas la montée la plus dure proposée dans cet article. Mais la longueur (19 kilomètres) en fait un col d’usure idéal pour une arrivée au sommet. On l’a vu encore cette année sur le Tour de la Provence, l’élimination se fait par l’arrière et le coureur en forme peut mettre du braquet pour tenter une attaque.

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