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Esport & Gaming : #ZT Production #Z Agency #ZLAN #ZEVENT #Trackmania Cup #Twitch partner  #YouTube #Fight For Sub #Unexpected #Ancien Eclypsia, Millenium

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Esport & Gaming : #ZT Production #Z Agency #ZLAN #ZEVENT #Trackmania Cup #Ancien Eclypsia

(Crédit photos : Timo Verdeil & Jonathan Damay).

Pour beaucoup de personnes, professionnalisme ne rime pas avec âme. Un constat pour lequel je n’adhère pas, comme le prouvent deux des aventures dont je suis le plus fier, la ZLAN et la Trackmania Cup, qui sont deux événements qui conjuguent cet aspect pro avec une ambiance bon enfant.

Les organisateurs de notre milieu veulent aseptiser le contenu, le discours, enlever un certain vocabulaire… pourquoi est-ce qu’il est presque impossible de pouvoir dire « GG à lui » et être obligé de remplacer par des formules pas si éloignées du « belle performance du joueur français ». Trop de LAN ou de scènes compétitives se prennent bien trop au sérieux. Personne n’est là pour voir le cérémonial des Jeux Olympique ou de Roland-Garros. Au contraire, les gens veulent ce côté humain. Quand je regarde les plus grands tournois sur League Of Legends, Overwatch ou CS:GO, j’ai l’impression qu’ils ont perdu ça. Il ne faut pas perdre notre identité tant que c’est positif.

On a l’impression que personne n’ose conserver cet aspect propre au gaming. Ils pensent que je suis l’un des rares à pouvoir le faire, car j’ai avec moi ce personnage de ZeratoR, mais c’est une fausse excuse. Tout est question de ligne éditoriale. C’est donc à tous les créateurs d’événements de réinventer ce média, de ne pas reprendre les mêmes vieilles recettes issues du sport et de la télévision. Si la ZLAN fait 125 000 viewers, ce n’est pas juste parce que j’ai une communauté, mais bien la preuve que cette façon de faire est appréciée. J’espère que certains acteurs vont avoir une prise de conscience.

GARDER L’ÂME ORIGINELLE DES LAN EN PROPOSANT UN VRAI SPECTACLE

Avec la ZLAN, nous voulions fournir une nouvelle formule dans un milieu qui avait mauvaise presse et qui avait vraiment du mal à se renouveler. Beaucoup de LAN ont fait les mauvais choix et nous assistons depuis quelque temps à la disparition des plus petites, tandis que les grands noms subsistent encore non pas sur leurs qualités, mais sur leur aura.

Il fallait donc apporter la preuve que nous pouvions garder l’âme et la nostalgie des anciennes LAN, tout en réussissant à mettre le média du streaming en avant d’une façon optimale. Si ce genre de rassemblement pouvait se résumer à la réunion de joueurs qui passent 15 heures par jour devant des jeux-vidéo, il était important de donner un côté noble au viewership.

Si l’on a été inconsciemment influencé par les codes de la télévision, nous avons surtout réfléchi à ce qui serait agréable à regarder pour les gens derrière leur pc : avoir un plateau de qualité, savoir passer sur les parties des joueurs au bon moment, réussir à capter la zone joueurs…

Réussir une LAN est déjà un pari en soi, mais avec une retransmission de qualité c’était une mission bien plus compliquée. Ce qu’on a mis en place, c’est presque un mélange entre le monde du streaming, des LAN et de la télévision, et c’est, je crois, assez unique. J’ai toujours pensé aux spectateurs et aux joueurs en premier lieu et non à l’aspect compétition, c’est pour ça qu’un événement comme la Trackmania Cup a du succès malgré son petit cashprize, car c’est un vrai spectacle. Pour la ZLAN nous nous sommes également focalisés sur les viewers (à défaut d’avoir du public sur place), mais aussi pour les joueurs qui ont été bien reçus : espace gaming confortable avec d’excellentes chaises, petit sac avec des cadeaux, navette…

“La LAN, ce n’est pas ce qui donne le plus souvent la meilleure image du jeu vidéo, c’est un vrai public de niche. Le plus important était d’arriver à rendre friendly ce type d’événement qui peut apparaître fermé pour des personnes extérieures, en faisant la fusion de la nostalgie des LAN d’antan avec le professionnalisme qu’on nous connait.

Nous avons réussi à nous simplifier la vie avec l’absence du public, ce qui a permis d’avoir cette petite salle où tous les joueurs se sont bien sentis. Beaucoup l’ont ressenti. Il manquait seulement les sacs de couchage et les dentifrices qui trainent partout pour être complets.”

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Les organisateurs de notre milieu veulent aseptiser le contenu, le discours, enlever un certain vocabulaire…

Trop de LAN ou de scènes compétitives se prennent bien trop au sérieux. Personne n’est là pour voir le cérémonial des Jeux Olympique ou de Roland-Garros. Au contraire, les gens veulent ce côté humain. Il ne faut pas perdre notre identité tant que c’est positif.

LA ZLAN PEUT ÊTRE UN EXEMPLE POUR LES AUTRES LAN FRANÇAISES

Lors de l’annonce et des quelques teasing, nous avions parlé de révolution. C’est un peu tôt pour confirmer ça, mais j’espère que notre concept a pu montrer qu’on arrivait à avoir un discours différent, qu’on pouvait se dédouaner des grands éditeurs pour intéresser le public à de la compétition.

Il y a eu une grande émulation les quelques semaines avant l’événement et un vent de fraîcheur sur le Twitch game avec cette ambiance de tryhard chez les principaux streamers qui participaient à la ZLAN. Ça me fait d’ailleurs plaisir d’amener toujours plus de jeux vidéos sur cette plateforme alors que celle-ci commence de plus en plus à s’éloigner du monde vidéoludique. Je suis presque un vieux con à faire presque uniquement du jeu-vidéo car je ne veux pas que Twitch devienne YouTube et qu’on ait forcément besoin d’aller dans la rue ou de faire des live cuisine pour créer nos contenus.

Après je ne suis pas borné sur ma vision et la ZLAN a pu amener d’autres choses avec ce plateau et les casters, la fameuse épreuve de la dictée, etc. Mais le principal doit rester le jeu-vidéo. Je milite un peu en sous-marin, c’est d’ailleurs presque le combat d’une vie.

J’espère que les gens ont pu voir qu’on pouvait s’éclater à une LAN. Je suis le premier à faire la publicité du circuit français et à mettre en avant les Gamers Assembly, Lyon e-Sport, la DreamHack, car j’ai l’intime conviction que c’est le circuit amateur qui construit le circuit pro. C’est en allant à ces rassemblements que grand nombre de joueurs ont voulu devenir pro ou streamer, en côtoyant les meilleurs dans leurs domaines dans ces rassemblements.

“L’important pour moi est que nous avons réussi à faire ce que nous avions en tête : un événement communautaire, convivial et fédérateur. Une LAN à notre image, celle qu’on voulait jouer. C’était notre révolution à nous.

Sans être vaniteux, je pense qu’on a réussi à renouveler le concept avec quelque chose à échelle humaine. La Gamers Assembly est cool, car il y a tant de tournois et de joueurs, à l’inverse notre ZLAN est plus restreinte, mais la proximité avec les autres joueurs, les influenceurs ou les admins est la clé.

Sans oublier ce côté multi-épreuves en mode Décathlon voir même Fort Boyard où l’on voyait des joueurs se dépasser sur des titres où ils ne sont pas du tout experts.”

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Depuis quelques années, il est très difficile financièrement et techniquement de monter ce genre d’événement. J’avais donc envie de mettre les mains dans le cambouis, dans ce truc dont tout le monde a peur aujourd’hui. Peut-être que grâce à la ZLAN, certains viewers auront trouvé ça cool et voudront participer à d’autres LAN.

Par contre je ne dirais jamais que les autres organisateurs sont des cancres, mais elles doivent évoluer pour survivre. Est-ce que ça passe par ce concept d’esportainment ?

Pour ma part, je n’ai pas attendu Fortnite pour en faire. Tout a commencé dès le lancement de la Trackmania Cup en 2013 pour moi, et ce n’est pas vraiment une surprise que ça devienne aujourd’hui tendance. Est-ce pour autant inévitable que toutes les LAN doivent devenir des sortes de ZLAN ? Tout dépend du but recherché. S’il s’agit d’avoir une retransmission avec beaucoup d’audience, je répondrais par l’affirmative. Mais les personnalités et streamers ne sont pas obligatoires pour assurer le succès, du moins pas dans un aussi grand nombre que pour la ZLAN.

Je suis sûr que nous aurions un franc succès malgré tout, car les gens étaient là en majorité pour le concept. Si j’avais voulu pousser à fond cet angle « personnalités du gaming », j’aurais tout simplement mis d’autres jeux pour avoir les leaders de Twitch comme Kameto et Gotaga. Je n’aurais pas fait tryhard des jeux dépassés en disant à ces streamers « suicidez-vous avec votre audience » à cause de moi.

C’est ce qui pourrait inspirer les autres LAN, c’est cet équilibre que nous avons trouvé. Les streameurs connus qui étaient présents voulaient gagner l’événement et sont quasiment tous arrivés en ¼ de finale alors qu’il y avait près de 200 participants.

“Voir les streameurs les plus connus arriver aussi loin dans la compétition n’était pas une surprise pour nous, à part peut-être pour DominGo et Xari qui nous ont totalement bluffés, en partant comme des princes sans perdre. Les Sardoche/Etoiles, bren/Skyaart ou kenny/MoMaN étaient des favoris et ont réussi à tenir leur rang. Il ne faut pas oublier que ce sont pour beaucoup d’anciens joueurs pro ou des tryharders et non pas des personnalités là pour se faire mousser. Mais je n’oublie pas les joueurs moins connus qui m’ont bluffé notamment pour réussir à jouer sur scène avec toute la pression que cela implique.”

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Je n’ai pas attendu Fortnite pour faire de l'esportainment. Tout a commencé dès le lancement de la Trackmania Cup en 2013 pour moi, et ce n’est pas vraiment une surprise que ça devienne aujourd’hui tendance. Est-ce pour autant inévitable que toutes les LAN doivent devenir des sortes de ZLAN ? Tout dépend du but recherché.

UN PLAISIR DE VOIR QUE LE TRAVAIL PAYE

La ZLAN fut donc une réussite et je suis très heureux que tout se soit bien passé. C’est positif pour les joueurs, le milieu des LAN, les équipes techniques, Dach et moi. Quand tu entreprends un projet, c’est vraiment cool de voir que le travail paie.

Il y a deux groupes de personnes que j’aimerais en particulier remercier. ZQSD Productions qui s’est occupé de toute l’organisation et la diffusion du tournoi, mais aussi Dach mon associé. Nous avons été une vingtaine à travailler sur ce projet, et c’est grâce à l’alchimie que nous avons développé sur d’autres projets comme la Trackmania Cup ou le ZEvent qui fait que ça marche aussi bien.

Si j’avais un moment à retenir de cette première édition, c’est certainement la minute de silence pour H1Z1. Un moment fort et à la fois un hommage rigolo bien rendu par la captation vidéo.

Je n’ai pas vraiment de mauvais épisode en tête, car tout s’est bien passé. Nous avons eu des problèmes mineurs, mais rien de comparable avec ce que subissent normalement les LAN. Même la gestion des joueurs qui pouvait être problématique s’est bien passée : retard, motivation, problèmes de pc, nous n’avons rien eu de tout ça. Il faut bien comprendre que tenir un planning dans une LAN est incroyable.

“Au moment d’évoquer les meilleurs souvenirs, c’est difficile de ne pas évoquer la main sur le cœur qu’on a tous eu lors de l’hommage pour H1Z1, c’était très drôle. Mais je n’oublie pas la dictée et ces 100 000 viewers un samedi matin prêt à voir un affrontement différent.

Par chance nous n’avons pas eu énormément de fails. Vous n’avez pas pu voir les quelques urgences qu’on a réussi à résoudre comme le ban par Blizzard la veille de l’événement qui n’était pas de leur faute mais simplement dû au nombre soudain de connexions. Ils ont été finalement assez réactifs en nous débloquant à 7 h du début des épreuves. Mais cette phase de qualification aurait pu mal se passer malgré tout, car nous l’avons faite sur les serveurs officiels et des joueurs externes auraient pu perturber la partie.

Je pense aussi à ces parties d’H1Z1 sur les serveurs privés de MoMaN et d’AkeR qui auraient pu voir arriver des joueurs hors ZLAN, mais déjà invités sur ces serveurs, foutre un peu le bordel, ce qui n’a pas été le cas.”

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Nous avons eu une discussion à la fin avec les équipes techniques et on se demandait même si l’événement ne s’était pas trop bien déroulé. En mettant la barre si haute, j’ai peur que l’on se fasse détruire au moindre problème l’an prochain. Ça nous met la pression pour les prochaines éditions.

La ZLAN 2020 ce n’est pas pour tout de suite, mais nous y réfléchissons déjà. Si le format duo ne risque pas trop de changer, c’est du côté des jeux (nombre et titres choisis) qu’il y aura certainement une évolution. Par contre, si nous étions très enthousiastes à l’idée d’accueillir du public lors des prochaines éditions, cette ZLAN nous a fait changer d’avis, car les contraintes techniques seraient surement trop importantes et nuiraient au spectacle donné. Qui dit public, dit aussi entrée payante et il faut que ce soit à la hauteur, le risque est peut-être trop grand.

Ce qui est sûr, c’est que je souhaite conserver cette ouverture dans les participations. Pas de qualification donc qui exclurait les moins forts et conservation de ce système de tirage au sort qui permet à des Madames et Messieurs tout le monde d’être présents. C’est vraiment chouette d’avoir un niveau disparate qui peut créer des situations tellement rigolotes comme un joueur qui se trompe de touche en demi-finale comme cette année sur Worms.

Il n’y a pas besoin d’avoir un gros niveau, mais tout simplement d’avoir du suspense, de voir la victoire au travers d’une histoire, de coups de chance… C’est la même logique que nous appliquons sur la Trackmania Cup, nous n’augmentons pas le cashprize et si par conséquent les pros ne viennent plus, ce ne sera pas si grave. Nous avons simplement besoin de 16 joueurs qui sont capables de finir les cartes. C’est un spectacle, pensé pour les viewers, qui doit mettre en avant des gens qui sont authentiques et qui s’éclatent avant tout.

La seule variable qu’on peut un peu modifier, mais qui risque de créer des déceptions reste le nombre de participants. Nous avons eu 600 candidatures cette année, combien en aura-t-on l’année prochaine. Le tirage au sort restera donc le choix le plus équitable, mais je pense qu’on va avoir beaucoup de déçus.

La ZLAN fut donc une réussite et je suis très heureux que tout se soit bien passé. C’est positif pour les joueurs, le milieu des LAN, les équipes techniques, Dach et moi. Quand tu entreprends un projet, c’est vraiment cool de voir que le travail paie.

Je partage l’avis d’Adrien en ce qui concerne certaines évolutions possibles pour la prochaine ZLAN. Cette édition m’a fait prendre conscience que la présence du public n’est pas nécessaire pour que le monde apprécie. Il faut qu’on continue à suivre notre instinct et à prendre des risques sur certains autres jeux qui pourraient être plus exotiques à l’avenir.

Cette ZLAN nous a énormément appris notamment en termes de production avec un setup différent (plateau, plans de caméra, agencement). Nous étions à mi-chemin entre l’événement scénique et le studio et on s’est rendu compte que ça rendait très bien. Ce sont des axes qui pourraient être réutilisés pour nos prochains événements.

La très bonne surprise de cette ZLAN a été de voir des jeux finalement moins côtés être tant appréciés. Remplaçant de Rocket League, Disc Jam a su séduire, car les parties étaient très serrées. Et je pense aussi à Worms qui a été la plus belle surprise. Beaucoup d’équipes en ont fait leur pick par défaut et il a pu souvent avoir ce rôle de jeu décisif. Comme le niveau était assez faible sur le jeu et que l’aspect RNG est important, on a pu voir des fails très marrants. Mais voir que le tournoi et les 40 000 € destinés aux vainqueurs se décideraient sur une banane lancée, je n’y aurais jamais cru.

Organiser une LAN était plus le rêve d’Adrien que le mien. J’étais un peu anxieux à l’idée d’être uniquement dans un rôle de production, il y a ce côté amer où l’on se dit que ça va être cool pour les autres, mais que nous n’allons pas vraiment en profiter. Mais pour cette ZLAN, j’ai été tellement satisfait, j’y ai trouvé une forme d’accomplissement que je n’aurais pas soupçonné. Une convivialité que je n’ai jamais trouvé aussi forte dans le jeu-vidéo.

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UN RÊVE DE GOSSE

Quand j’ai fait cette fameuse annonce de révolutionner le gaming, puis celle à la Lyon Esport, j’ai reçu beaucoup de critiques, de personnes qui ont parlé sans vraiment savoir, que ce n’était pas une bonne idée, etc.

Mais j’étais confiant avec ce concept. Beaucoup ont changé d’avis et ont adoré être devant le stream de l’événement. Il n’y a quasiment rien de mieux que de convaincre par des actes.

Je suis toujours autant surpris du succès de nos projets. On se dit bien sûr que ça va marcher, mais jamais à ce point-là. Le ZEvent qui dépasse le million d’euros de dons, la Trackmania Cup qui réunit des milliers de personnes dans le public et plus de 75 000 sur le stream et là cette ZLAN qui bat tous les records avec 125 000 viewers. Pour cette dernière, je suis plus conscient des raisons du succès, car je suis client de ce genre de chose.

La ZLAN est le projet qui me tenait le plus à cœur dans ma vie, devant les autres événements, les FFS ou encore le studio de création de jeu-vidéo.

C’est un rêve de gosse qui s’est réalisé.

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