On le loue pour la fidélité à son club, la passion qu’il possède pour son sport ou la formidable ambiance qu’il peut mettre dans son stade.

Vous souvenez-vous du dernier RC Strasbourg – Olympique Lyonnais de la 37ème journée du Championnat de France ? Une ambiance de dingue et bon enfant durant tout le match qui pouvait permettre au club alsacien d’assurer sa place dans l’élite. Cette communion entre le public et les joueurs avait atteint son paroxysme lors du fabuleux but du 3-2 sur coup-franc de Dimitri Liénard à la 94ème minute.

Ce n’est pas tant le geste fantastique du joueur qui nous avait tous fait devenir strasbourgeois ce soir-là, mais simplement cette émotion transportée par l’ensemble des supporters présents. Des moments comme ça dans le foot, il y en a légion et si vous avez déjà regardé un match à huis clos ou assisté à des rencontres où les tribunes sont parsemées, vous savez très bien que ce qu’on vient chercher dans un match n’est pas seulement des prouesses techniques, mais une communion.

Mais, on le déteste aussi pour sa violence, pour ses chants vulgaires ou pour son côté fanatisme.

Pas besoin d’aller très loin pour trouver un exemple. La demi-finale aller des barrages d’accession à la Ligue 1 entre l’AC Ajaccio et Le Havre nous a donné tellement de fait négatifs : Bus de joueurs caillassés par des pseudo supporters, insultes racistes dans le stade, dirigeants frappés… Et les acteurs sur le terrain n’étaient pas en reste avec une bagarre générale et de nombreuses expulsions.

Et qu’on ne nous prenne pas à penser que c’est juste le contexte corse, il n’y a que quelques années un supporter avait péri sous les coups à Paris. N’oublions pas non plus l’envahissement de terrain du côté du LOSC où quelques hurluberlus s’en étaient pris physiquement aux joueurs de leur club…

Voilà deux facettes bien clichées que vous pouvez sortir si vous êtes plus du côté pour ou anti. Les ultras en France sont souvent vu sous un prisme subjectif selon le média qui en parle.

Chez Sans Filtre, nous n’avons pas envie de choisir. À l’image de notre société, les ultras peuvent être dans l’excès que ce soit dans la joie ou dans la haine. Il ne faut cependant pas stigmatiser sans cesse ces ultras qui sont une partie de l’âme du football et plutôt essayer de trouver des solutions.

Alors qu’ils sont systématiquement exclus des décisions les concernant par les pouvoirs publics ou par les clubs, pourquoi ne pas les intégrer dans la discussion.

Quand on voit certains clubs tiraillés entre le respect d’une loi absurde et sa relation avec les supporters, on ne peut être que circonspect.

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