Rugby – L’humeur de Sans-Filtre : La douce euphorie du week-end

Tous les lundi, l’Humeur de Sans Filtre revient sur un ou plusieurs faits d’actualité. Aujourd’hui, le XV de France et les sports d’hiver au grand coeur

Douce France, cher pays de mon enfance, bercée de tendre insouciance. Quelle douce euphorie en ce lundi matin, dans ces paroles de Charles Trenet, rendant hommage à notre beau pays. La France justement qui a brillé sportivement tout au long de ce week-end.

Le XV de France au cœur énorme, vainqueur vaillant du Pays de Galles au terme d’un scénario de folie. Le XV de France qui s’est offert le droit d’y croire, le droit d’espérer en une victoire dans ce tournoi des VI Nations. Une victoire finale qui échappe aux Bleus depuis onze trop longues années. Marquée par une véritable disette. Et par de trop nombreuses défaites encourageantes. Qui ont enfin fait place à une victoire retentissante, quand Brice Dulin est allé en terre promise. Balayant peut-être définitivement les doutes d’années d’errances. Il n’y aura pas de grand chelem, la faute aux Anglais, mais aussi à un certain Andrew Brace. Mais, pour la deuxième année consécutive, le XV de France peut terminer le tournoi à 4 victoires. Déjà une grosse avancée en soi.

Du cœur, il en a aussi fallu à Alexis Pinturault. Lui que tout semblait fuir depuis les Mondiaux de Cortina d’Ampezzo, la réussite, la chance, et la confiance. Mais, ragaillardi par l’annulation des deux épreuves de vitesse des finales de Lenzerheide, où son grand rival Marco Odermatt aurait pu s’approcher encore plus du gros globe, le skieur de Courchevel a lâché les chevaux sur le géant, sa discipline. Premier à partir en haut, il assomme la première manche, quand Odermatt dévisse pour la première fois depuis longtemps. Pinturault s’offre une deuxième manche de rêve, le globe de cristal l’attend à l’arrivée. Il s’impose, décroche à 30 ans pile son 34e succès en carrière, l’un des plus durs, mais assurément le plus beau.

Simon Desthieux a lui terminé son hiver en pleine lumière. Habitué à jouer les premiers rôles, il avait des difficultés en début de saison, souffrant de la concurrence, toujours en silence. Alors, après sa première médaille mondiale individuelle, et sa première victoire personnelle à Nove Mesto, il a décroché hier son tout premier succès en confrontation directe – face aux Boe, Laegreid, Hofer, Fillon Maillet – sur la mass start d’Ostersund, laissant éclater sa joie et levant les bras, donnant rendez-vous à l’année prochaine.  

Etienne GOURSAUD et Mathéo RONDEAU

Retrouvez le billet de la semaine dernière ICI