Paul Ourselin : “Je n’ai pas de pression sur cette saison”

Paul Ourselin est un coureur cycliste de 26 ans de la Total Direct-Energie, professionnel depuis quatre saisons.
S.F : Est-ce que vous pouvez nous présenter brièvement votre parcours ? 
Paul Ourselin : J’ai 26 ans, j’ai débuté le vélo à 7 ans à l’ES Livarot. A 18 ans je suis parti en Vendée pour mes études j’ai rejoint les POCCL, puis Sojasun et 2 années au Vendée U avant de rejoindre les pro à 22 ans.
C’est déjà ma 4e saison pro dans l’équipe de JRB (Jean-René Bernaudeau).
Comment avez-vous géré la sortie du confinement ? 
J’ai réalisé un stage personnel dans les Pyrénées, puis un autre en Auvergne avec l’équipe qui ont constitués 2 blocs de travail important avant les courses et après 2 mois sur home trainer.

“J’aimerai raccrocher un dossard”

Est-ce que dans cette période compliquée, surtout avec votre fracture de la clavicule sur le Tour du Limousin, c’est rassurant d’avoir été prolongé 2 ans au sein de la formation de vos débuts ?
Oui c’est sur qu’au vu de la conjoncture je peut être serein et n’ai pas de pression à ce niveau là au vu du peu de course que j’ai faite cette année… mais j’aimerai raccrocher un dossard et montrer de quoi je suis capable.
Quel est votre favori pour cette édition de la Grande Boucle ?
(NDLR : Interview réalisée le 10 septembre)
Je pense que Primoz Roglic est le plus fort individuellement et son équipe est la plus solide. Après les écarts sont encore très serrés il peut se passer beaucoup de choses.
Quels sont vos principaux objectifs sur cette fin de saison tronquée ?
Je vais reprendre sur Paris Camembert. Au vu du peu de courses que j’aurai à faire à cause de ma blessure, je vais tout miser sur la Vuelta qui sera mon 2e grand tour et la plus grosse course de la fin de saison où il y aura j’espère des opportunités.
Et pour l’équipe Total Direct Energie en général ?
On va essayer d’accumuler un maximum de victoires, pourquoi pas en WT et sur un grand tour même si ce sera compliqué.

“La pluie en Normandie c’est un mythe (rires)”

Avoir Jean-René Bernaudeau en directeur sportif, c’est impressionnant au début ?
Oui JR je l’ai eu la première fois en DS au tour du Rwanda cette année.
Le reste du temps, il est manager général de l’équipe donc pas souvent dans la voiture, mais c’était bien d’avoir des briefings moins conformistes et pas d’oreillettes même si on avait le droit d’en porter sur la course.
Ça change des courses en Europe et c’est bien de laisser parler notre « jugeote » à nous coureurs parfois.
On risque d’avoir de nombreuses courses sous la pluie avec ce programme sur la fin de l’année. Pour un Normand de naissance, c’est pas trop un problème non ?
C’est un mythe la pluie en Normandie (rires). Non oui on va dire que j’ai l’habitude de rouler sous un temps humide à l’entraînement et ça me dérange pas de trop, après en course je suis pas un grand fan par rapport aux risques de chutes qui sont multipliés, d’autant plus que je reviens de blessures et je voudrais bien finir la saison sur mon vélo (rires).

Paul LALEVEE