Nicolas Geay – portrait d’un journaliste passionné

Nicolas Geay(c) Reynard1603Nicolas Geay était derrière Chris Froome lors de cette scène surréaliste sur les pentes du Ventoux

Il y a des voix qui bercent des enfances, des souvenirs d’été. Certaines de ces voix sont également intimement liées à des exploits sportifs que bon nombre de passionnés se remémorent éperdument. Nicolas Geay sera dans quelques années, l’une de ces voix. Lui qui couvre le Tour de France et le cyclisme en général depuis de nombreuses années sur France Télévisions est avant tout, un passionné de ce sport.

Le cyclisme se généralise

Le cyclisme se généralise et est de plus en plus apprécié. Le temps où ce sport était un microcosme semble résolu. Désormais, beaucoup d’évènements et d’activités tournent autour du cyclisme, des courses et notamment du Tour de France. Le principe même de course cycliste est très souvent utilisé pour permettre à des joueurs de pouvoir exprimer leurs talents. Ainsi, le cyclisme est très souvent mis en avant pour des choses n’ayant pas un rapport direct avec celui-ci.

La popularité de ce dernier permet l’organisation d’évènements liés par exemple à des jeux de cartes où le principe reste le même qu’à l’accoutumée. Or, l’idée de course définissant la longueur d’une partie et la mention de sprint pour naturellement, définir un vainqueur prouvent que le cyclisme est une belle vitrine pour d’autres sports et loisirs. Beaucoup de choses ramènent donc aujourd’hui à la petite reine. Si les passionnés suivent les courses tout au long de l’année, les moins fidèles d’entre eux se concentrent systématiquement sur une seule : le Tour de France. Les souvenirs de juillet, les victoires, les désillusions et les voix qui nous accompagnent. Nicolas Geay en est un.

Nicola Geay est un sportif avant tout

Passionné de grands espaces, le journaliste originaire de Compiègne est un triathlète et cycliste de bon niveau puisqu’il a déjà participé à un Embrunman, l’un des triathlons les plus durs au monde. Il est donc bien placé lorsqu’il commente les courses, que ce soit du cyclisme sur route, sur piste ou de triathlon, comme il l’a fait lors des deux dernières éditions des Jeux Olympiques sur France TV. En apportant une véritable expertise, il s’offre aux yeux du grand public, une légitimité importante et souvent très rare à acquérir sur le service public. Depuis plusieurs années, il est à l’origine des reconnaissances effectuées avec les consultants Marion Rousse et Thomas Voeckler. Diffusées durant les étapes, ces ascensions filmées laissent toujours place à de bons moments et permettent aux téléspectateurs de comprendre la difficulté d’un col.

Plus que tout porté par l’amour de ces sports, le journaliste a publié deux livres intimement liés au Tour de France. Le premier, “20 cols français qui ont marqué l’histoire du cyclisme” est une ode aux grands espaces, à l’effort physique et à l’histoire du cyclisme. Dans cet ouvrage, il recensait vingt cols mythiques qu’il avait lui-même décidé de gravir pour une fois de plus, gagner en légitimité.

Son dernier livre retrace également une légende en revenant sur les 25 victoires françaises qui ont fait la légende de cette course internationale, au coeur de nos foyers.

Nicolas Geay Galibier
(c) Netperk- Le Galibier n’a aucun secret pour Nicolas Geay

Nicolas Geay : Des moments forts derrière le micro 

En plus de 15 ans à couvrir le Tour de France, Nicolas Geay a connu de sacrés moments, en interview ou dans les moments de course. En 2006, il est le premier journaliste non américain à interviewer Floyd Landis, en plein coeur d’un énième scandale lié au dopage. Plus gaiement, il est aux commentaires lorsque Julian Alaphilippe passe enfin le cap et remporte sa première classique en 2017. “Ça y est, c’est fait”, clamait le journaliste lors de la Flèche Wallonne.

Dans une séquence pleine d’émotions, il est celui qui annonce à Jean-Christophe Péraud sa deuxième place sur le Tour en 2014, à l’issue du CLM de Périgueux. Et ça, Nicolas Geay en a tremblé, demandant plusieurs fois à sa rédaction de lui confirmer dans l’oreillette. Il déclara même : “si cela avait été une erreur, la connerie aurait été monumentale”.

Vous l’aurez compris, Nicolas Geay accompagne de sa voix de nombreux exploits et de belles histoires. Pour encore longtemps, nous l’espérons.