#Football #Z5 #Ancien joueur Istres FC #US Le Pontet #Marseille

Comme quasiment tous les jeunes de la Castellane, et encore plus de la famille Zidane, je suis né avec un ballon. Il n’y a pas de mots pour l’expliquer, c’est comme cela.

Dès tout petit, je descendais dans le quartier pour rejoindre tout le monde qui jouait au foot. Au-delà du fait que c’était notre activité favorite, le football reste le divertissement le plus facile d’accès. Un ballon suffit pour qu’une quinzaine d’enfants s’amusent toute la journée.

À 8 ans j’ai déménagé au quartier du merlin en bas de la Castellane, ce qui n’a impacté en rien mon quotidien : école-foot, foot-école. Mes deux petits frères s’y sont mis également, et mes cousins aussi, ce qui fait que les réunions de famille ne tournaient qu’autour du foot pour nous.

Bien sûr nous avons tous ce rêve de devenir footballeur. Qui ne veut pas vivre de sa passion, connaître les mêmes émotions que les joueurs qu’on voit à la télé jouer dans les plus grands stades d’Europe ?

Le foot étant le sport le plus populaire de France, nous sommes des milliers à avoir ce rêve, c’est donc très difficile de le réaliser. J’ai eu la chance d’évoluer dans des clubs de bon niveau, mais je n’ai jamais passé le cap pour devenir pro.

Qu’est-ce qu’il m’a manqué ?

Je ne sais pas, c’est souvent un mélange de plein de petites choses, car le foot ne se joue pas que dans les pieds, il faut du physique, de la tactique, du mental et de la chance.

ZINÉDINE, UN ONCLE UN PEU SPÉCIAL

J’avais un bel exemple dans la famille. Même tout petit, je savais que ce qu’il faisait était hors du commun. C’était mon oncle, mais aussi mon exemple. J’aimais beaucoup sa fluidité, qui encore aujourd’hui n’a pas d’égale, et sa facilité avec le ballon. Comme tous les jeunes de ma génération, j’ai essayé de reproduire les mêmes gestes techniques, en vain.

Je me rappelle encore très bien France 98 même si je n’avais que 7 ans. Le soir de la finale, j’étais chez la sœur de ma grand-mère à La Castellane pour l’anniversaire d’un des cousins de mon père, qu’on fêtait donc l’après-midi et qui allait être suivi par cette fameuse finale France — Brésil.

La finale rêvée, à la maison en France, face à la plus belle équipe du monde, le Brésil.

Je garde en tête, comme tous les français, ces deux buts, c’était énorme ! Quelle joie et quelle fierté ! Nous avons fêté ça en famille, et ça restera à jamais gravé dans notre mémoire.




Porter le nom Zidane m’a forcément ouvert des portes plus facilement. Mais concernant le foot, je ne pense pas que si j’avais été vraiment mauvais même avec le nom Zidane j’aurais pu jouer dans les clubs où je suis passé, notamment à Istres en réserve pro et au Pontet en CFA.

Je pouvais d’ailleurs échanger avec lui sur sa vision des choses, ses conseils sur le football étaient très importants pour moi, comme la vision de mon oncle Nourredine et de mon père.

En 2000, j’ai aussi vibré, mais le moment le plus marquant pour moi, car j’étais un peu plus grand, est la reprise de volée en finale de la Ligue des Champions en 2002. Il y a ce centre de Roberto Carlos qui part très haut et je me rappelle encore un des frères de ma mère et mon père qui crient « tente !!! »… Et il reprend le ballon comme il vient, la suite on la connaît…

Là encore plus je me suis dit qu’il était fort et qu’il marquait le football de son empreinte.

D’ailleurs son dernier match à Madrid était rempli d’émotions. J’étais au stade avec toute la famille, c’était un mélange de sentiments, de la tristesse, de la nostalgie, de la fierté également de voir ce stade lui rendre cet hommage. Il restait la coupe du monde derrière, mais c’était difficile de se dire que c’était son dernier match au Real Madrid. Et comme dans les grands moments il répond toujours présent, il a marqué ce jour-là. Ce n’était pas un buteur et pourtant il a marqué dans de nombreux matchs clés.

PERPÉTUER L’HÉRITAGE ZIDANE À TRAVERS LE FOOT À 5

Porter le nom Zidane m’a forcément ouvert des portes plus facilement. Mais concernant le foot, je ne pense pas que si j’avais été vraiment mauvais même avec le nom Zidane j’aurais pu jouer dans les clubs où je suis passé, notamment à Istres en réserve pro et au Pontet en CFA.

Je pouvais d’ailleurs échanger avec lui sur sa vision des choses, ses conseils sur le football étaient très importants pour moi, comme la vision de mon oncle Nourredine et de mon père.

Et à la fois porter ce nom peut être difficile, car les gens attendent quelque chose de similaire à ce que faisait Zinédine. Je pense que c’est la même chose aujourd’hui pour ses fils. C’est normal c’est la référence que ces personnes ont en tête, mais il n’y aura qu’un seul Zinédine, un seul Enzo et un seul Mehdi Zidane.

Quoiqu’il arrive, tout cela m’a fait grandir, je le prends de façon très positive et j’en tire le meilleur.

J’ai décidé d’arrêter ma carrière, car je n’avais pas réussi à passer à la marche d’au-dessus. Je travaille donc maintenant pour le complexe de foot à 5 Z5 de ma famille.

L’idée de la création est venue de notre propre expérience. À chaque vacance nous voulions jouer au foot et c’était difficile de trouver des terrains disponibles, car ils étaient souvent fermés. De plus des terrains de foot à 11 sont grands quand nous sommes une dizaine à vouloir jouer. Le foot à 5 reste accessible pour tout le monde il est facile de venir jouer, quelque soit notre niveau. Je suis responsable du développement, et je m’occupe de tout ce qui tourne autour de l’expérience du client et des partenariats. Je dois développer la pratique du foot à 5 et le complexe Z5 au niveau international également.

 

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Z5 Cup ⚽🏆 @z5aix & @z5torino ➡️ z5sport.com #Z5 #Z5Cup #adidas

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Cela fait 8 ans maintenant que nous sommes dans cette aventure et cela nous plait énormément. On se retrouve dans cette pratique du foot à 5, c’est très ludique, amusant, accessible à tous. Pour les joueurs techniques c’est un régal, et pour les personnes qui n’ont jamais joué au foot ça leur permet de s’amuser bien plus que sur un terrain à 11 où ils ne toucheraient jamais le ballon, et c’est aussi ça le foot pour les Zidane. C’est un bon compromis entre le foot à 11 où cela nécessite un grand terrain, 22 joueurs, et finalement où l’on ne touchera pas beaucoup le ballon, et le foot qu’on peut jouer dans la rue, mais sans espace fermé, sans de vrais buts. Là il n’y a que les avantages des deux.

Je suis très épanouie dans ce rôle, qui reste en lien avec le foot et donc ma carrière d’avant.

Nous jouons dès que possible en famille, ce genre de petit match est un moment de partage et d’échange, avec mes cousins qui ont grandi. Le niveau est élevé maintenant.

On voulait vraiment créer une compétition autour du complexe et avec le but de partager un moment avec les participants. Nous avons créé la Z5 Cup pour répondre à cette envie. La Z5 Cup se joue en Italie, en France et en Espagne et à La Réunion. Chaque vainqueur de ces 4 régions viendra le 23 juin à Aix pour faire des play-offs, il y aura des animations pour enfants, en partenariat avec toys story 4 notamment, nous aurons aussi Adidas qui sera présent pour l’événement. Le vainqueur de ce petit tournoi jouera contre l’équipe de la famille Zidane, qui sera donc composée de Zinédine, Enzo Luca, Driss, Théo et moi-même.

Le but est de faire grandir cette coupe chaque année et d’apporter une expérience. On veut que tout le monde participe et que chacun ait une chance, il y a donc aussi une compétition pour les féminines.

Nous avons beaucoup d’objectifs, nous espérons ouvrir un complexe à Madrid, et continuer petit à petit à nous développer avec travail et discrétion comme nous le faisons toujours dans notre famille.

Je vous donne rendez-vous en finale !

MEHDI