Foot – Quatre bonnes raisons de passer à 14 clubs pour la D1 Arkéma

L’arrêt du championnat de la D2 Féminine a marqué un vrai coup de semonce pour l’antichambre de l’élite du football féminin français. Si c’est un ouf de soulagement pour les clubs jouant le maintien en D1 Arkéma. On pense au Havre, Issy, en position de relégable et même l’ASJ Soyaux, premier non relégable, mais sur la corde raide. Pourquoi ne pas pousser l’idée plus loin, maintenant qu’on sait que ces clubs seront sauvés, en portant le championnat de douze à quatorze clubs. On présente les quatre bonnes raisons d’un changement qui serait une révolution.

Une D1 Arkéma avec plus de matchs…

12 clubs, 22 petites journées. La D1 Arkema a parfois des allures de Régionale 1. Avec seulement deux matchs lors du mois de janvier, idem en février, difficile de s’y retrouver. Difficile de garder le fil d’un championnat dont les épisodes sont bien trop dispersés dans le temps. Alors que la compétition a repris le 5 septembre, seulement 18 journées ont été disputées. Avec une coupure hivernale de plus d’un mois, bien trop longue. Plus de matchs renforcera l’attrait de ce championnat. C’est également plus de matchs pour les diffuseurs, qui paient pour s’offrir l’élite féminine. Le choix fait par l’Espagne, avec un championnat à 18 clubs.

Et plus d’affiches à domicile

Plus de matchs, plus de matchs à domicile. Chaque équipe recevra deux fois de plus. Par ailleurs, on peut espérer que, d’ici le début de la saison prochaine, le cauchemar Covid_19 commencera à être derrière nous et que les clubs pourront de nouveau accueillir du monde. Quoi de mieux pour le retour du public, que de voir deux affiches de plus par saison ? Deux matchs à supporter son club favori… et deux occasions pour les clubs d’avoir des rentrées d’argents liées à la billetterie. Si les matchs de football féminin n’attirent pas encore 10 000 spectateurs en moyenne, ce manque à gagner depuis fin octobre est un véritable problème. Surtout pour les plus petits clubs, qui n’ont déjà pas un budget conséquent.

Ne pas léser les clubs de D2

Certes, peu de match ont été joués dans cette D2 féminine. Victime du second confinement puis de l’arrêt définitif du championnat il y a peu. Mais un club comme Saint-Etienne (6 victoires en 6 matchs, avec 18 buts marqués pour 0 encaissé) a montré qu’il avait le niveau pour revenir en D1 Arkéma. Patienter un an, c’est une manne financière qui s’envole, avec la redistribution des droits télé de de la première division, mais aussi l’enveloppe alloué de la FFF. Des clubs qui peuvent se sentir lésés par cette situation. De ne pas avoir pu défendre ses chances normalement. Faire monter les leaders des deux poules de D2, sans descente de D1, semble un bon compromis.

La D1 Arkéma peut voir exemple de la réussite de la Ligue Butagaz Energie en handball

Les grincheux pourront dire que cela risque d’affaiblir le championnat. On peut leur rétorquer que la D1 de handball a fait ce choix cette saison. La réussite est totale, avec une lutte pour le maintien passionnante, avec aucune équipe décrochée. Y compris le promu Saint-Amand et Plan de Cuques, les deux promus, qui sont toujours en lutte pour se maintenir, avec une seule descente cette saison. La LBE a réussi sa mue et peut devenir un exemple pour la D1 Arkéma.

Etienne GOURSAUD