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La Coupe du Monde sur FIFA19 s’est récemment déroulée à l’O2 Arena de Londres. Les meilleurs joueurs du monde se sont battus afin de remporter un cashprize de  250 000 dollars.

Parmi ces joueurs, aucune femme.

32 JOUEURS, 15 NATIONALITÉS, 250 000$ DE CASHPRIZE… MAIS QUE DES HOMMES !

Comme dans la plupart des tournois esportif (League Of Legends, Overwatch, Rocket League ou encore FIFA), la quasi-totalité des participants sont des hommes. La FIFA eWorlds Cup n’a pas fait exception.

Pourtant, selon certaines estimations les femmes représentent environ la moitié des participants dans le monde du jeu, ainsi qu’une proportion significative des téléspectateurs  en ligne.

 

Koop Brandsma, manager esport Ajax Amsterdam : "Pour l’instant, l’esport reflète le football traditionnel. Il y a un intérêt du point de vue des fans, et en ce qui concerne nos adeptes en ligne, environ 20 % sont des femmes, mais nous n’avons pas encore trouvé une joueuse exceptionnelle."

Koop Brandsma, Manager esport pour le club de l’Ajax Amsterdam a un groupe de joueurs inscrit au tournoi de la FIFA. Il a confirmé que le jeu est fortement dominé par les hommes, bien que son équipe reste à l’affût de talents, qu’ils soient masculins ou féminin :« Pour l’instant, l’esport reflète le football traditionnel. Il y a un intérêt du point de vue des fans, et en ce qui concerne nos adeptes en ligne, environ 20 % sont des femmes, mais nous n’avons pas encore trouvé une joueuse exceptionnelle.

Tim Katnawatos alias TheStrxngeR, qui joue pour le Swiss eSports team FC Bâle, est toutefois plus positif quant aux chances des femmes pour rejoindre une équipe esportive :

« J’espère qu’il y aura plus de joueuses dans quelques années, je sais que les clubs esportif encouragent de plus en plus de femmes à jouer à FIFA ».

L’Allemand, qui a été éliminé lors de la phase de groupes du tournoi de cette année, a déclaré qu’un certain nombre de compétences sont toutefois nécessaires pour devenir une bonne joueuse à FIFA comme « la concentration. Il faut aussi aimer le football et connaître sa tactique, ainsi que sa vitesse de réaction. »

Sur d’autres jeux des équipes exclusivement féminines voient le jour chaque année. Comme avec la participation l’année dernière de l’équipe Vaevictis eSports au LCL. C’est l’une des premières fois qu’une équipe exclusivement féminine affrontait une équipe masculine sur League Of Legends.

Elles finiront dernières de la ligue LCL, en ayant essuyé quelques défaites sévères mais l’essentiel n’est pas là.

UNE COMMUNAUTÉ SOUVENT TOXIQUE ENVERS LES JOUEUSES

Billy « Nutri » Wragg, joueuse expérimentée de la scène britannique jouant actuellement comme ADC pour Barrage, avait quelques remarques à faire sur la diversité et le sexisme dans l’esport : « Les attitudes doivent changer si nous voulons voir une augmentation du nombre de compétitrices féminines de haut niveau. »

Elle dénonce également le comportement toxique des joueurs envers les femmes, avec des termes tels qu’« e-girl » ou des insultes. Cet environnement difficile peut dissuader de nombreuses joueuses de participer à des tournois en ligne.

« Historiquement, le jeu vidéo a été marketé par les garçons et pour les garçons » éclairait Nicolas Besombes chez Madame Le Figaro, vice-président de l’association France Esport et docteur en sciences du sport. « Aujourd’hui encore, les joueuses sont promises aux rôles que certains s’imaginent être plus “féminins”, de type “support” le nom donné à ces personnages qui se fondent dans le collectif et jouent avant tout pour l’équipe. “

Pour que les mentalités changent, il faudra du temps. L’arrivée de tournois mixtes et la création de ligues féminines est un premier pas. Il faudra ensuite convaincre les fans et joueurs des compétences des équipes féminines qui devront mériter leur place non pas car elles sont des femmes.

Akram Rahiel