Brahim Thiam – Footballeur / Consultant

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Crédit photo Une : BeIN SPORTS

Les premières images qui me relient au football africain sont celles de Salif Keita, notre vedette malienne. Une idole de jeunesse, et un porte-drapeau international de notre pays. Il a initié l’histoire du football malien en France notamment avec son passage à Saint-Étienne, et c’est un modèle que l’on a tous suivi.

J’ai eu le bonheur de participer à la Coupe d’Afrique des Nations 2004 avec le Mali, nous avions terminé à la quatrième place de la compétition, remportée à l’époque par le pays hôte, la Tunisie. Ce fut un grand un moment de ma carrière de footballeur, la CAN est une compétition à part qui possède un contexte très particulier.

C’est très différent de ce que l’on peut voir en Europe.

Déjà dans la préparation, le stage avant le tournoi, dans la vie de groupe. Il y a beaucoup plus de second degré dans la perception de la compétition tout en étant concentré et focus sur les objectifs établis. Les repas sont très animés. Les transports pour aller au stade ou bien à l’hôtel sont également particuliers, il y a toujours une jovialité, de la musique. C’est une ambiance à part.

Le football en Afrique est une religion. Dans chaque pays respectif, c’est un sport important. La ferveur est différente selon le pays où se déroule la CAN, mais les peuples de chaque équipe, qu’ils se déplacent ou au sein de leur pays, vivent la compétition avec une incroyable intensité. C’est toujours un grand moment.

 

Le football en Afrique est une religion. Dans chaque pays respectif, c'est un sport important. La ferveur est différente selon le pays où se déroule la CAN, mais les peuples de chaque équipe, qu'ils se déplacent ou au sein de leur pays, vivent la compétition avec une incroyable intensité. C'est toujours un grand moment.

DES DIFFÉRENCES QUI NOUS RASSEMBLENT

Énormément de différences séparent le football africain du football européen. Les clubs en Europe, par exemple, accueillent des joueurs de toutes nationalités provenant d’horizons très différents, ce qui crée une mixité, une osmose particulière.

Quant aux équipes africaines, elles sont composées majoritairement de joueurs du cru, et même s’il y a d’excellentes individualités, ceux-ci ont souvent des caractéristiques similaires comme l’engagement, le combat physique, mais également d’excellentes qualités techniques et une grande capacité d’adaptation. Il est nécessaire aux footballeurs africains évoluant en Europe de transmettre leur niveau d’exigence à leur pays respectif.

En revanche, les équipes nationales africaines sont teintées d’une certaine mixité. Certains internationaux peuvent avoir grandis et évoluer en club en Afrique, quand d’autres comme moi, ont été élevés et formés en France. On pourrait penser que cela poserait un problème au moment de se retrouver en équipe nationale, mais si ces différences sont bien gérées, on peut en dégager une force et créer une puissante alchimie.

Les plus expérimentés sont là pour créer des liens entre tous les joueurs, qu’ils aient grandis et vécus en Afrique ou non. L’important c’est d’apporter son bagage technique, physique et psychologique et le mettre au service du groupe pour le bien de tous. Chacun donne ce qu’il a à donner, prend ce qu’il a à prendre, et on tire tous dans le même sens. Il faut se servir des différences de chacun pour créer l’équipe, d’autant plus lorsqu’on dispute une compétition aussi relevée que la CAN.

UNE CONCURRENCE FÉROCE POUR CETTE CAN 2019

Avec l’appui de son public, l’Égypte a un grand coup à jouer. Emmenés par Mo Salah, tout récent vainqueur de la Ligue des Champions avec Liverpool, les Pharaons seront très difficiles à manœuvrer et auront à cœur de se racheter après leur défaite en finale en 2017 face au Cameroun.

Le Sénégal peut aussi réaliser de grandes choses pour cette CAN. Avec Sadio Mané, l’autre star des Reds de Liverpool, en chef de meute, accompagné de Koulibaly, Sarr, Niang, Gueye pour ne citer qu’eux, les Lions de la Teranga paraissent dans de super dispositions pour décrocher le premier titre continental de leur histoire. Mais il faudra faire attention au Nigeria, qui sera l’outsider parfait pour déjouer les pronostics, guidé par l’expérimenté John Obi Mikel et l’attaquant d’Arsenal Alex Iwobi.

Pour mon pays le Mali, le minimum que j’attends c’est de les voir passer le premier tour, après l’échec en phase de poules à l’édition précédente en 2017. Je serai ravi de voir Les Aigles jouer les troubles fêtes et aller loin dans cette compétition, mais la concurrence sera toutefois très rude.

Il faudra suivre ces 3 joueurs maliens durant cette CAN, Moussa DJENEPO (Southampton), Moussa MAREGA (Porto FC) et Moussa DOUMBIA (Stade de Reims). On compte notamment sur eux pour tirer l’équipe vers le haut.

En tout cas, l’Égypte est un pays de football, doté de très bonnes infrastructures. Il y aura du monde dans les stades, ce qui dynamisera la compétition, un écrin idéal pour assister à une très belle CAN 2019.

Pour mon pays le Mali, le minimum que j'attends c'est de les voir passer le premier tour, après l’échec en phase de poules à l'édition précédente en 2017. Je serai ravi de voir Les Aigles jouer les troubles fêtes et aller loin dans cette compétition, mais la concurrence sera toutefois très rude.

UN SPECTACLE QUI S’ANNONCE GRANDIOSE

Il y a toujours eu de l’intérêt en France pour la CAN, car toutes les communautés y sont représentées. Les matchs sont très suivis avec de très belles affiches. La compétition intéresse beaucoup de monde, d’origines africaines ou non.

Comme à son habitude beIN SPORTS a prévu un important dispositif pour faire vivre un magnifique spectacle à ses abonnés. Des émissions tous les jours encadrées par Smaïl Bouabdellah, accompagné de consultants et invités, et trois binômes pour commenter les matchs.

Depuis 2012, j’ai la chance d’avoir ce rôle de consultant, de pouvoir vivre au quotidien ma passion, de transmettre, progresser et d’apprendre. J’aime les caractéristiques fondamentales de ce métier : bien faire son travail et apporter une analyse juste avec ma personnalité, en respectant les joueurs et les acteurs.

Ce travail de consultant est la continuité de ma carrière de footballeur. Je partage toujours les mêmes valeurs, une certaine vision de la vie. Je continue dans le même sens dans ce que je fais aujourd’hui. De nombreuses valeurs caractérisent les maliens, comme la simplicité, le don de soi, ou encore l’humilité. On ne change pas de personnalité parce qu’on change de costume. On garde les mêmes valeurs en les adaptant à son environnement et c’est ce que je fais.

BRAHIM

beIN SPORTS est diffuseur exclusif de l’intégralité de la compétition.