Olivier Nyokas – Handball

#HBC Nantes #Équipe de France #Ancien Balingen-Weilstetten, US Créteil, BM Alcobendas, Paris Handball #Champion du Monde 2017 #Médaille d’argent JO 2016 #Vainqueur Coupe de France 2007 & 2017

Crédit Photo Une : DR

Nous sommes en train de faire une superbe saison. Atteindre les quarts de finale de la Ligue des Champions, c’est un exploit que l’on a tendance à banaliser désormais, mais ça reste une grande performance. On a confirmé cette année encore que le HBC Nantes fait partie des huit meilleures équipes européennes. Il ne faut pas le négliger.

Perdre face à Barcelone n’a rien d’indigne. Aujourd’hui il faut être réaliste, nous ne jouons pas dans la même cour que les très grands d’Europe comme les Catalans ou le PSG. Nous sommes un petit parmi les géants. Mais avec notre collectif, nos ressources tactiques et l’exceptionnel soutien de notre public, nous parvenons à nous hisser au plus haut niveau.

En début de saison, on a tous envie d’atteindre le Final Four à Cologne, mais ce n’est pas l’objectif principal établit au club, si on y parvient ce n’est que du bonus. Le haut niveau c’est un métier que les plus grandes écuries connaissent bien. À chaque fois on peut penser ne plus en être très loin, mais il nous manque des détails qui font la différence dans les moments importants. On joue deux matchs par semaine et au niveau logistique ainsi que dans la préparation des matchs les mastodontes européens ont plus de moyens que nous pour avoir une performance maximale.

Il nous reste des matchs clés en championnat de France pour garder cette place de deuxième, glanée l’année dernière. Et après notre défaite la semaine passée face à Aix-en-Provence, nous n’avons plus le droit à l’erreur. Évidemment, nous avons la rencontre face à Montpellier (2ème) en tête, qui sera décisive. Toute notre saison sera basée sur ce match-là qui aura des allures de finale, face à une équipe qui jettera toutes ses forces dans la bataille à domicile devant son public.

Il nous faudra apporter beaucoup d’agressivité, « avoir les crocs ». Dans ma carrière, j’ai appréhendé chaque rencontre que j’ai disputée de la même manière : avec l’ambition de gagner et en donnant tout sur le terrain. Je ne ferai pas d’exception pour ce match face aux Montpelliérains.

Mais pour autant, on ne doit pas faire l’erreur de choisir nos rencontres. Le haut du tableau est très serré. En perdant un match, on peut dégringoler au classement. Chaque rencontre est cruciale et doit être considérée en tant que telle, pour ne pas avoir de regrets et finir le plus haut possible au classement.

"l’Équipe de France a toujours été et restera un objectif majeur"

LE RÊVE BLEU TOUJOURS PRÉSENT

Ma saison a été marquée par ma non-sélection pour les derniers Championnats du Monde en janvier.

J’ai passé l’année dernière à soigner une double opération du genou droit, donc ça n’a pas été évident pour ma présence chez les bleus. Le sélectionneur a décidé de ne pas me retenir pour la compétition, ce qui fut très douloureux pour moi.

Mais pour autant, je ne prends personne pour responsable et me remets moi-même en question. Pendant que tu n’es pas là, d’autres prennent ta place, s’installent et performent. Le sport de haut niveau c’est aussi ça. Il n’y a pas forcément la place pour le temps.

Pour moi, l’Équipe de France a toujours été et restera un objectif majeur. Aujourd’hui, je suis content, je me sens de mieux en mieux physiquement bien et en confiance. Cela fait cliché, mais c’est la vérité, je prends les matchs les uns après les autres, en espérant retrouver les Bleus avec en ligne de mire le prochain match qualificatif à l’Euro 2020 à Nantes devant mon public.

Je me sens bien dans cette ville. Ma famille y est très bien installée et c’est un paramètre indispensable à mon équilibre. J’ai prolongé mon contrat jusqu’en juin 2021 et me vois bien rester à rester ici longtemps. Pour autant je ne me ferme aucune porte, si je dois partir, je partirais. Mais ce n’est pas d’actualité, je me sens au mieux ici. Depuis mon arrivée en 2016, j’ai vécu de grands moments au club avec l’équipe, le coach et les supporters et les épopées en Ligue des Champions restent de grands moments pour moi. Je vis une très belle histoire avec le HBC Nantes.

REPRENDRE DES ÉTUDES POUR M’ACCOMPLIR PROFESSIONNELLEMENT ET PERSONNELLEMENT

En parallèle de ma carrière sportive, j’ai démarré une activité de consultant, mais je sentais qu’il me manquait des notions théoriques pour compléter les connaissances que j’ai déjà acquises sur le monde du sport de haut niveau. Grâce à l’aide de la région et de mon club, j’ai pu intégrer cette année AMOS Business School. C’est une école de management qui forme aux métiers du sport business et qui grâce à des mises en situations, des rencontres avec des professionnels du sport, des études de cas ou encore des conférences permet d’accéder à des fonctions clefs dans l’univers du marketing, de la communication, de la gestion et dans le management d’organisations sportives.

Ça n’a pas été facile au niveau de l’organisation. Entre les matchs deux fois par semaine, les entraînements et les cours, j’ai dû faire un gros travail de planification et de gestion de mon temps pour suivre cette formation. En allant aux entraînements je devais réviser pour mes partiels, c’était dur, mais je me disais : « c’est bien, ne lâche pas, continues ». J’avais besoin de ça et j’ai trouvé mon équilibre. C’est une grande fierté pour moi de trouver du succès au sein de ces nouvelles études, j’ai eu de super résultats à mes examens. Je me sens accompli.

En tant que sportif depuis plusieurs années maintenant, je connais très bien le monde du haut niveau de l’intérieur, mais ce que je désire aujourd’hui découvrir c’est l’envers du décor, comprendre comment cet environnement fonctionne. Voilà ce que je cherchais chez AMOS.

Je voulais des bases théoriques et de l’appui pour mon projet professionnel et finalement j’ai appris tellement de choses au-delà de mes espérances, qui ont attisées ma curiosité et qui me poussent à vouloir en apprendre encore davantage. Cela me permet d’ouvrir le champ des possibles pour moi, c’est juste incroyable.

De pouvoir partager ce que l’on a appris, c’est quelque chose qui n’a pas de prix pour moi. Je pense qu’il nous reste du travail à fournir là-dessus en France. Et si je peux aider les jeunes professionnels grâce à mon parcours, j’en serais ravi.

RETRANSMETTRE MON EXPÉRIENCE A LA NOUVELLE GÉNÉRATION

Reprendre des études n’est pas anodin, et cette orientation me vient d’une motivation profonde.

Ma double activité entre le hand de haut-niveau et cette formation sont particulièrement utiles dans ce besoin que j’ai de retransmettre à ma communauté. C’est quelque chose d’ancré dans la culture américaine et qui m’inspire énormément.

De pouvoir partager ce que l’on a appris, c’est quelque chose qui n’a pas de prix pour moi. Je pense qu’il nous reste du travail à fournir là-dessus en France. Et si je peux aider les jeunes professionnels grâce à mon parcours, j’en serais ravi.

Notamment au niveau des jeunes handballeurs et sportifs, leur faire comprendre que l’on peut se former pour son après carrière, qu’il y a une vie après le hand. J’aimerais aussi apporter à mon club une vision du sport business qui tend à se développer et j’espère un jour pouvoir leur transmettre mon savoir.

Cette année a permis de développer chez moi des idées de projets, une ouverture sur des concepts… Je ne suis pas un expert encore, je vais continuer de me former, mais je suis heureux de voir les prémices de l’homme que je suis en train de devenir en plus du joueur pro que je suis déjà.

OLIVIER

avec la participation d’Adrien Tarantelli

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