GP Doha – Les Français marquent le territoire – L’humeur de Sans Filtre

Tous les lundi, l’Humeur de Sans Filtre revient sur un ou plusieurs faits d’actualité. Aujourd’hui, Les Français qui ont régné sur le GP Doha.

Nous attendions deux Français sur le podium depuis 1954. Hier Quartararo et Zarco ont encore fait mieux, avec le premier doublé français de l’histoire. Il est vrai que les sports mécaniques ont plus souvent rimé avec frustration qu’avec effusion. Nous, Français, avons trop souvent subi la loi des autres, devant se contenter des miettes. Alors oui, la saison passée, Fabio Quartararo a libéré tous les amateurs français de Moto GP en remportant des succès. Malgré une fin de saison un peu en eau de boudin. Il a montré la voie, avec un Johann Zarco toujours placé. Le GP Doha rime avec joie !

Imaginer, il y a encore 18 mois, un doublé français sur une course vous faisait passer au mieux pour un doux illuminé, au pire pour un imbécile. Hier, le rêve de beaucoup est devenu réalité. Le temps d’une course haletante au Qatar. Haletante et parfaitement maîtrisée par Fabio Quartararo qui a fait preuve d’une grande maîtrise et d’une agressivité parfaitement maîtrisé, après avoir été malmené. Alors en tête, on pouvait rêver de deux Français sur le podium, avec Zarco troisième. C’était sans compter sur un coup de panache de ce dernier. Doublant dans le dernier tour, pour offrir ce doublé que la France attendait depuis 67 ans. Beaucoup n’étaient pas nés et ont découvert le sentiment de bonheur que peut procurer deux Français sur le toit du monde.

Sur le toit du monde et sur le toit d’un championnat qui sera au moins autant ouvert que celui de la saison précédente. Les Frenchies ne cessent de franchir des caps actuellement. Après celui des podiums, de la victoire puis du doublé, pourquoi pas voir, à la fin de saison, le drapeau Bleu-Blanc-Rouge au sommet de la hiérarchie mondiale. C’est encore un rêve, mais il n’y a rien de mal à rêver,

Les grincheux pourront dire que la moto est un sport d’élite. Ils auront raison sans doute, mais la persévérance et le talent ne sont pas des valeurs qui s’achètent. Ils pourront dire qu’une course au Qatar, en pleine polémique sur les morts des ouvriers liés à la construction des stades pour la coupe du monde, fait tâche sur le drapeau tricolore. Mais comme ont si bien dit les SoPronos, l’indignation est bien sélective en France !

Etienne GOURSAUD

Retrouvez l’humeur de la semaine dernière : ICI