France – Danemark : Débrief et notes des joueuses (23-20)

France-Danemark : On savait l’importance de ce match. Sur le plan comptable, où une victoire assurait la première place au Bleues, mais aussi de débuter le tour principal avec quatre points. C’était aussi un match test face à un adversaire présumé supérieur au Monténégro et la Slovénie. On savait qu’il fallait un sans-faute dans cette poule, pour aborder le tour principal avec davantage de sérénité. Cette victoire (23-20) va sans doute apporter une confiance supplémentaire aux Bleues. Qui ont maîtrisé quasiment de bout en bout une rencontre, face au Danemark, qui a été franchement étouffé à partir de la seconde mi-temps.

On a vu ce soir une équipe qui est montée en puissance. Une énorme défense (seulement 20 buts encaissés face au Danemark, c’est une belle performance). Quelques belles inspirations. Des joueuses qui montent en puissance à l’image d’Orlane Kanor, qui a distribuée. “On peut être très fier des joueuses au nouveau de l’engagement et en attaque on a mis des beaux buts. On a été énorme en défense, en ayant le bon volume” a résumé Olivier Krumbholz au micro de Bein Sports, à l’issue de la rencontre. La France termine donc en tête de son groupe.

Amandine Laynaud a été la patronne de la défense !

Cléopatre Darleux (7/10) : Moins utilisée et pourtant toujours aussi déterminante. Avec deux parades sur 7m, dont la deuxième fois une énorme-double parade.

Amandine Laynaud (8/10) : Un énorme début de match, un petit trou d’air pendant dix minutes. Mais ensuite, Amandine Laynaud a fermé la boutique. A l’image de ses deux parades sur jet de 7m. Un première mi-temps conclue avec 39% d’arrêts, encore dans ses standards très élevés. Reconduite en seconde mi-temps, elle a encore monté en intensité dans ses parade. Certes bien aidée par une énorme défense française. Elle termine à 39% !

Sirama Dembelé-Pavlovic (6/10) : Offensivement, difficile d’analyser son match, car elle a été que peu servie. Pragmatique sur son seul tir. Mais très intéressante dans son placement défensif, coulissant très bien sur son aile, dans le premier acte. Moins utilisée dans le second acte, la capitaine des Bleues monte tout de même en puissance. Que ce soit dans sa prestation où dans son temps de jeu.

Chloé Valentini (non notée/10) : Finalement on va finir par s’habituer à son rôle d’impact player. Encore un match à 100%. Quand on a peu de situations à négocier comme elle, c’est une sacré performance. Elle a assuré un bon travail défensif, dans la foulée de ce qui avait été proposé par Sirama Dembélé. Et si c’était elle qui nous donnait le but de la victoire dans cet Euro ?

Pauline Coatanea (6,5/10) : Comme son homologue à l’aile gauche, elle a été peu servie et n’a pu tenter aucun tir en première mi-temps. Une grosse activité défensive. Et un énorme réalisme quand elle a eu davantage de ballons à négocier en seconde mi-temps (trois buts de rang). Une prestation dans la foulée des précédentes. Peu de ballons à négocier, mais un véritable impact quand les Bleues ont eu besoin d’elles.

Laura Flippes (/10) : Peu de temps de jeu pour l’ailière française

Kalidiatou Niakaté (non notée/10) :

Estelle Nze-Minko (6/10) : Très peu en réussite ce soir, contrairement à la semaine passée, elle a vite compris qu’il valait mieux faire jouer les autres que s’obstiner toute seule. C’est aussi la marque des grandes joueuses. Active défensivement, où elle a perturbé la circulation danoise. Un travail plus ingrat mais qu’il ne faut pas dénigrer. Match davantage dans l’ombre pour une des cadres.

Méline Mocandy (non notée/10) : Elle n’a eu que des miettes aujourd’hui.

Aïssatou Kouyaté (6/10) : Elle a un peu joué en début de match, mais avec un peu moins de réussite que dans ses deux premières sorties en première mi-temps. Elle a glané du temps de jeu dans le second acte, où elle a repris ses repères. Mais une nouvelle fois, sans la même efficacité. Mais une prestation correcte.

France – Danemark : Grace Zaadi a pris les clés du camion bleu !

Orlane Kanor (7/10) : Il était légitime de s’interroger sur sa forme, après son retour dans le groupe. Et bien on a été rassuré. Utilisé avec parcimonie par Olivier Krumbholz, l’arrière messine a été une des détonatrices bleue en première mi-temps. On l’a moins vu en seconde mi-temps, ce qui est logique. Il faut aussi savoir ne pas prendre de risque, quand le match est bien en main.

Grace Zaadi (8,5/10) : Elle a alterné le très bon, à l’image de ses deux fléchettes en pleine lucarne et le moins bon, comme ses tirs forcés. Très présente en défense, active dans l’organisation de jeu. Elle a obtenu un nombre considérable de faute et a fait jouer ses partenaires. Une relation qui se crée avec Pauletta Foppa qui est très intéressante pour la suite de la compétition.

Alexandra Lacrabère (5/10) : Beaucoup moins en réussite au tir, elle a tout de même pesée sur la défense danoise. Mais on peut regretter ses quelques pertes de balles regrettables. Elle n’était pas au niveau de dimanche. C’est une petite déception ce soir.

Océane Sercien (non note/10) : On ne l’a pas trop vu ce soir, même si elle aussi a participé activement sur le plan défensif

Pauletta Foppa plus qu’une alternative ce soir

Béatrice Edwige (non notée/10) : Véritable relais du sélectionneur lors des temps morts, elle a cependant moins joué que d’habitude. On choisit de préserver la cadre. Puis derrière, Pauletta Foppa a fait parfaitement le job (ci-dessous).

Pauletta Foppa (7,5/10) : C’est la confirmation de ce troisième match. Elle nous avait laissé une impression franchement positive contre la Slovénie. La jeune pivot de 19 ans est encore montée en puissance ce soir, contre un adversaire pourtant bien plus huppé. Des prises de positions intéressantes, une certaine efficacité au tir. A cela s’ajoute une très bonne prestation défensive. Une intensité physique qu’on a revu en seconde mi-temps

Le collectif (7,5/10) : Une prestation impressionnante sur le plan défensif. Un France-Danemark qui pouvait faire peur. Mais on a vu un bloc équipe qui est monté en puissance sur le plan défensif. Seulement vingt buts encaissés. Il y a encore des réglages à faire sur le plan offensif. Mais ce n’est que le troisième match de la compétition.

Un France-Danemark qui va incontestablement faire du bien au moral des troupes. Place au tour principal !

Etienne GOURSAUD