Crédit photo Une : FIFA.com

Lundi 23 septembre à Milan, à l’occasion de la cérémonie The Best, ont été nommées 11 joueuses considérées par la FIFA comme ayant été les meilleures à leur poste lors de la saison 2018-2019. En se basant sur des critères objectifs qui retracent les performances des joueuses durtant toute l’année (et non pas seulement pendant la Coupe du monde), ce 11 mondial a été remanié.

Gardienne de but

Sari Van Veenendaal (NED/Atletico Madrid)→ OUT
Comment est-il possible d’élire en tant que « meilleure gardienne » de l’année, une joueuse qui n’était même pas titulaire en club tout le reste de la saison ? La réponse de la FIFA : parce qu’elle a été la meilleure en Coupe du monde. Et c’est vrai. Rien qu’en finale, la Néerlandaise de 29 ans a été magistrale, tenant tête pendant plusieurs minutes aux Etats-Unis. Mais voilà, elle a été la doublure de Pauline Peyraud-Magnin toute la saison avec Arsenal (qui est elle-même numéro 2 en Equipe de France après Sarah Bouhaddi), ne disputant que 7 matches. En Coupe du monde, Christiane Endler et Hedvig Lindahl sont les seules deux autres à avoir égalé, à coups de parades impressionnantes, les performances de haut niveau de Van Veenendaal. Endler a vécu la même situation que la Néerlandaise en club, numéro 2 dans les buts du PSG. Par élimination, l’autre option logique serait la Suédoise.

IN → Hedvig Lindahl (SUE/Wolfsburg)
Elle, à l’inverse, était titulaire indiscutable à Chelsea depuis 2015. Ses performances vont de pair avec la véritable montée en puissance du club londonien ces dernières années. Les Blues sont arrivées jusqu’en demi-finale de Ligue des Champions la saison dernière, et ont fini sur la dernière marche du podium de la Women’s Super League. Si l’on revient aux critères de la FIFA qui ne s’intéresse qu’aux performances en Coupe du monde, cet été en France, Lindahl a été aussi impressionnante que Van Veenendaal. La gardienne suédoise a évité les prolongations à son équipe en huitième de finale en stoppant un penalty du Canada à 20 minutes de la fin. Elle a aussi donné beaucoup de fil à retordre aux Anglaises en petite finale, et aurait surement décroché le Gant d’Or du tournoi si son équipe était arrivée en Finale. En attendant de voir ce que Van Veenendaal fera cette saison avec son nouveau club, l’Atletico Madrid, c’est bien la nouvelle gardienne de Wolfsburg qui est numéro 1.


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Défense

Lucy Bronze (ANG/Lyon)→ OUI
Mille fois oui. C’est la meilleure à son poste, et c’est peut-être la meilleure joueuse du monde en ce moment. Lucy Bronze a prouvé durant toute la saison avec l’Olympique Lyonnais, et pendant la Coupe du monde, à quel point elle avait un impact au sein de chacune de ses équipes. Elle transforme en or (ou plutôt en bronze) tout ce qu’elle touche. A titre d’exemple, la défenseure latérale a été à l’origine de chacun des 3 buts marqués par les Lionesses en quart de finale face à la Norvège, inscrivant, d’une somptueuse frappe de 30 mètres sous la transversale, l’un des plus beaux buts du Mondial. Elle est indispensable en sélection, et en club, avec qui elle vient de remporter un nouveau doublé championnat-Ligue des Champions. Rien à dire de plus.


Wendie Renard (FRA/Lyon)→ OUI
C’est la tour de contrôle de deux des meilleures équipes du monde : l’Olympique Lyonnais et l’Équipe de France. La défenseur centrale en est pour beaucoup si les Bleues sont parvenues jusqu’en quart de finale de leur Coupe du monde : elle a terminé meilleure buteuse française (4 réalisations) et sauvé plusieurs fois les siennes. Certains diraient qu’elle aurait pu faire mieux en défense centrale cet été, mais il faut dire qu’aujourd’hui, il est difficile de citer une autre valeur sûre comme elle à son poste. Avec Griedge MBock qui marche dans ses pas pour prendre la relève, la charnière de Lyon est la plus redoutable d’Europe. Du haut de ses 1m87, capitaine Wendie a tout d’une très grande.

Nilla Fischer (SUE/Wolfsburg)→ OUT
La Suède était l’une des surprises de ce Mondial. Éliminant le Canada puis l’Allemagne et piquant la médaille de bronze à l’Angleterre, les Scandinaves ont surpris tout le monde là où presque personne ne les attendait. Mais voilà, on ne peut pas dire que Nilla Fischer en était la raison principale. Le succès suédois résonne surtout avec les belles performances de Kosovare Asllani, Hedvig Lindahl ou Sofia Jakobsson. Toutefois, la saison de la défenseure suédoise avec Wolfsburg a été une quasi réussite. Le club allemand a remporté la Frauen-Bundesliga pour la 3ème foi d’affilée, mais s’est incliné en quart de finale de la Ligue des Champions face à leur rival européen, l’OL. Fischer est celle qui a donné de l’espoir à Wolfsburg en match aller à Lyon, en inscrivant un but précieux à l’extérieur (défaite 2-1), et c’est l’un des piliers de la dernière ligne de son club et de sa sélection nationale. Mais en vérité, si elle fait partie de cette liste mondiale, c’est surtout parce qu’elle est l’une des joueuses les plus connues dans le monde. C’est surtout sa notoriété qui l’a mise là.

IN → Steph Houghton (ANG/Manchester City)
Elle, en revanche, est petit à petit en train de prendre la place de Fischer dans la liste des noms à connaître. En défense centrale, Houghton est un véritable mur. Sa force de caractère, son assurance et ses capacités physiques font que la capitaine de Manchester City et de l’équipe d’Angleterre est souvent impossible à passer. Elle a même inscrit avec beaucoup de sang froid le premier but des Lionesses lors du 8ème de final très agité de Coupe du monde face au Cameroun (3-0), une rencontre où elle a été élue femme du match. Houghton est l’un des noms les plus étonnamment exclus du XI Mondial de la FIFA, que ce soit au regard de ses performances avec l’Angleterre cet été ou Manchester City la saison dernière, double vainqueur des coupes d’Angleterre (la FA Cup et la WSL Cup). Encore une fois, certains choix resteront des mystères à jamais.

Kelley O’Hara (USA/Utah Royals)→ OUI
On aurait envie de dire « peut-être » mais voilà, la véritable question à se poser serait « qui est une meilleure latérale que O’Hara aujourd’hui ? » Personne à part Lucy Bronze (et peut-être la Canadienne Kadeisha Buchanan). La joueuse des Utah Royals a débuté sa carrière en attaque, mais a été replacée en défense durant les Jeux Olympiques de 2012 par l’ancienne sélectionneuse des USA, Pia Sundhage. Depuis, elle apporte énormément de profondeur et de solutions de centres à ses équipes, et très souvent, les offensives les plus dangereuses viennent de son côté. Elle a délivré 2 passes décisives en Coupe du monde, et c’est l’une des joueuses qui fait le plus d’efforts physiques sur le terrain, capable de faire des allers retours dans son couloir pendant 90 minutes. Revenue après plusieurs mois d’une blessure récurrente à la cheville (finalement opérée fin 2018), O’Hara a été une véritable battante pour retrouver son meilleur niveau et devenir titulaire indiscutable à son poste en club et en sélection, juste à temps pour la Coupe du monde. Elle a beaucoup de mérite et sa place dans ce XI Mondial de la FIFA est logique.

 

Wendie Renard, c’est la tour de contrôle de deux des meilleures équipes du monde : l’Olympique Lyonnais et l’Équipe de France. La défenseur centrale en est pour beaucoup si les Bleues sont parvenues jusqu’en quart de finale de leur Coupe du monde : elle a terminé meilleure buteuse française (4 réalisations) et sauvé plusieurs fois les siennes.

Milieu de terrain

Amandine Henry (FRA/Lyon)→ OUI
C’était le visage de l’Équipe de France durant la Coupe du monde. La capitaine des Bleues a été à la hauteur au milieu. En dehors du quart de final contre les USA, elle a répondu présente lorsque son équipe en avait le plus besoin. La protégée de Corinne Diacre a marqué un beau but dès le match d’ouverture, et offert du bout du pied la qualification des Bleues en prolongations face au Brésil. Tout le reste de la saison, elle a fait preuve de solidité et de constance, trouvant sa place au sein d’un milieu de terrain très compétitif chez l’Olympique Lyonnais. La notoriété qu’elle a gagnée auprès du public français avec la Coupe du monde n’est que la cerise sur le gâteau d’une belle saison.

Julie Ertz (USA/Chicago Red Stars)→ OUI
Tout est dit ici. C’est la pièce maîtresse du jeu des USA et des Chicago Red Stars. Elle est souvent largement sous-estimée, et son nom ne résonne pas aussi fort que celui de Morgan ou Rapinoe aux Etats-Unis. Pourtant, sans elle, l’équipe des USA aurait eu beaucoup de mal à décrocher son 4ème titre mondial. Pareil en club. Dans la National Women’s Soccer League, les Chicago Red Stars deviennent de saison en saison une équipe de plus en plus compétitive et qui peut prétendre au titre final. Et cela est en grande partie grâce à ce que Julie Ertz apporte au milieu de terrain, que ce soit offensivement ou défensivement. C’est une joueuse complète qui sait à la fois marquer et stopper les attaques. Elle a incontestablement sa place dans ce XI Mondial.

Rose Lavelle (USA/Washington Spirits)→ OUT
C’était sûrement la meilleure milieu de terrain de la Coupe du monde. Mais sa saison en club était mitigée avec les Washington Spirits (avant-derniers du championnat), durant laquelle elle n’a pas marqué le moindre but ou délivré la moindre passe décisive. Elle s’est toutefois rattrapée en équipe nationale. Lavelle était pratiquement inconnue avant le début de l’année 2019, et son talent a enfin explosé aux yeux de tous. Mais il est peut-être trop tôt pour la mettre dans le 11 mondial de l’année, notamment parce qu’à son poste, il y a aussi Lindsey Horan : la milieu de terrain a été étonnamment sous-exploitée durant la Coupe du monde par Jill Ellis. Pourtant, l’ancienne joueuse du PSG (de 2012 à 2016) a été excellente toute la saison avec Portland Thorns, arrivée jusqu’en finale du championnat et élue MVP (meilleure joueuse). Avec ses deux premiers buts inscrits en Coupe du monde cet été, c’est le peu de minutes jouées qui font qu’au final Horan ne fait pas partie de ce 11 type.

IN → Danielle Van de Donk (NED/Arsenal)
Pour un prix qui se base plus sur les performances en Coupe du monde que sur celles de toute la saison, se dire qu’il n’y a qu’une seule Néerlandaise (Van Veenendaal) dans le XI Mondial, n’est pas quelque chose de logique. Danielle Van de Donk fait partie de ces joueuses qui ont tout simplement porté les Pays Bas jusqu’à sa toute première finale. Elle a été indispensable, toujours solide au milieu de terrain, apportant une petite touche de créativité et de folie aux Oranjes. Tout ce qui manquait à sa Coupe du monde était un petit but. Mais sa saison avec Arsenal en dit long sur son talent. Avec Van de Donk au milieu, les Gunners ont décroché la FA Women’s Super League (championnat national) pour la première fois depuis 2012. “The Little Magician” (la petite magicienne) a même marqué 11 buts en 19 matches joués, et délivré 6 passes décisives. C’était l’une de ses meilleures saison, et elle aurait dû être récompensée pour ca.

Le véritable XI Mondial de la saison 2018-2019

Au final, ces incroyables oublis dans le 11 Mondial féminin auront clairement suffit à prouver que toute cette cérémonie « The Best » n’est qu’une immense publicité organisée par la FIFA pour sa Coupe du monde féminine. Leur “combat en faveur du football féminin” ne concerne que ce qui se passe tous les quatre ans. Et c’est en pensant ainsi qu’ils ne le remporteront jamais.

Attaque

Marta (BRE/Orlando Pride)→ OUT
Malgré le respect immense que l’on ne peut qu’avoir pour elle : Ca suffit. Il serait temps d’arrêter de mettre systématiquement Marta dans les 11 types. Il est vrai que cette joueuse est une véritable légende, au même titre que Mia Hamm, mais son temps est révolu. Ses heures de gloire sont derrière elle, comme le prouve sa saison avec Orlando (4 buts inscrits). Mais peut-être que ce trophée ne vise qu’à récompenser son record de buts inscrits en Coupe du monde (17) battu cet été, et représentait un hommage à l’ensemble de sa carrière. Marta a été pendant longtemps la meilleure attaquante du monde. Elle restera à jamais dans l’histoire du football féminin. Mais aujourd’hui, il serait temps qu’elle laisse sa place à l’avenir. C’est d’ailleurs elle même qui l’avait dit après la défaite du Brésil en quart de finale contre la France.

IN → Vivianne Miedema (NED/Arsenal)
Et l’avenir, c’est elle. Encore une fois, une Néerlandaise, finaliste de la Coupe du monde, qui a été oubliée de ce XI Mondial. Pourtant, durant la compétition, Miedema a battu le record de buts marqués en sélection nationale des Pays Bas, à seulement 23 ans (63 buts). Hommes et femmes confondus. C’est à dire mieux que Arjen Robben, Robin Van Persie ou même l’idole des Oranjes, Johan Cruyff. En dehors du Mondial français, durant toute la saison, l’attaquante a porté Arsenal vers un titre de champion qui échappait aux Gunners depuis 2012. Et lors de l’exercice 2018-2019 de la Women’s Super League, Miedema est devenue la joueuse ayant marqué le plus de buts en une seule saison (22 au total). Tout ce qu’on demande à une attaquante c’est de marquer, et Miedema est clairement l’une des meilleures dans ce domaine là.

Megan Rapinoe (USA/Seattle Reign)→ OUT
D’accord, le Mondial 2019 a été le sien. C’est son doublé qui élimine le pays hôte en quart de finale (on s’en souvient) et c’est son incroyable sang froid sur penalties qui a aidé les USA à remporter des rencontres difficiles. Il était aussi grand temps que son talent soit enfin reconnu, elle qui marchait constamment dans l’ombre de Carli Lloyd, Abby Wambach ou Alex Morgan aux yeux du monde. A 34 ans, cette année était peut-être sa dernière occasion de remporter le prix de FIFA The Best, et au vu de ses performances en équipe nationale durant ces dernières années, on peut dire que cela est mérité. Mais voilà, encore une fois, il faudrait regarder les prestations de toute l’année. Durant les matches de préparation à la Coupe du monde, Christen Press a été plus convaincante qu’elle à son poste (tout comme durant la demi-finale contre l’Angleterre). Et en club, avec Seattle Reign, Rapinoe n’a pas été plus décisive que cela, échouant en demi-finale des play-offs. Mais il faut dire que rien que pour son incroyable discours délivré lundi soir à Milan, “Pino” mérite son titre de FIFA The Best.

IN → Ada Hegerberg (Lyon)
Le Ballon d’Or actuel a tout simplement été punie pour ne pas avoir disputé la Coupe du monde. Et c’est sûr qu’avec elle à la pointe de l’attaque norvégienne, elle aurait formé un duo avec Caroline Graham Hansen qui aurait eu le mérite de faire trembler toutes les défenses adverses. Mais son absence durant cet unique mois de toute l’année n’aurait pas dû être suffisant pour qu’elle soit exclue du XI Mondial. A croire que la Coupe du monde en France a suffit à faire oublier qu’elle a été la deuxième meilleure buteuse du championnat de France la saison dernière (20 buts), et a décroché avec l’OL une nouvelle Ligue des Champions, inscrivant un total de 7 buts durant la compétition.

Alex Morgan (USA/Orlando Pride)→ OUT
Si ce XI Mondial pouvait avoir un banc de touche, elle y serait. Parce qu’il faut dire que Morgan est une attaquante hors pair. Certains critiquent le fait que de marquer 5 buts face à la Thaïlande n’a aucun réel mérite, mais l’iconique numéro 13 des USA a répondu présente lorsque son équipe avait besoin d’elle : c’est son but contre l’Angleterre qui assure la qualification en finale des Championnes du monde. Elle a aussi disputé l’intégralité de la compétition avec une blessure persistante au genou, à tel point que l’Américaine n’a joué que deux matches lorsqu’elle est retournée dans son club après, avant de déclarer forfait pour le reste de la saison. En dehors de la Coupe du monde, elle a surtout marqué 21 buts avec la sélection nationale depuis le début de l’année 2018, et a même dépassé le stade des 100 réalisations sous les couleurs américaines. Si l’on devait se concentrer uniquement sur ses performances avec l’USWNT, Morgan devrait être dans cette liste sans hésiter. Mais le soucis, c’est qu’elle ne montre pas le même impact en club. Orlando Pride est l’une des pires équipes du championnat américain, et l’année dernière, Morgan n’a inscrit que 5 buts en 19 matchs disputés (soit le même total qu’en 8 apparitions avec l’OL lors de son court passage en France).

IN → Sam Kerr (AUS/Chicago Red Stars)
Appel à la communauté football : Ouvrez les yeux ! Sam Kerr est LA meilleure attaquante du monde actuellement. Son plus grand malheur est d’être née dans le “mauvais” pays. L’équipe d’Australie se repose beaucoup trop sur leur capitaine. D’ailleurs, c’est toute cette pression qui a du lui faire louper son penalty lors des tirs-aux-buts en huitième de finale contre la Norvège. Et c’est surement pour ca que Sam Kerr a été exclue de ce XI Mondial. C’est la seule explication possible. Parce qu’entre temps, elle a qualifié pratiquement à elle seule les Matildas en Coupe du monde, y a inscrit 5 buts en phase de poules, et n’a pas arrêté de battre des records toute l’année en club. Quand elle ne s’attaque pas aux records des autres, ce sont même les siens qu’elle tente de dépasser. Depuis le début de la saison, Kerr a déjà inscrit 18 buts avec les Chicago Red Stars, soit 2 de plus qu’elle-même la saison dernière lorsqu’elle était devenue meilleure buteuse de l’histoire de la NWSL. Kerr est également la joueuse la plus prolifique du championnat australien (avec notamment 17 buts en 13 matches en 2018), et c’est aussi, au passage, la deuxième joueuse la mieux notée du jeu FIFA20 (92, à égalité avec Renard et un point derrière Rapinoe). Peut-être que si elle répondait aux demandes des clubs européens qui la courtisent pour venir briller en Ligue des Champions, elle deviendrait rapidement Ballon d’Or…

Au final, ces incroyables oublis dans le 11 Mondial féminin auront clairement suffit à prouver que toute cette cérémonie « The Best » n’est qu’une immense publicité organisée par la FIFA pour sa Coupe du monde féminine. Parce que Gianni Infantino et co. ne gagnent rien à ce que la Ligue des Champions ou la National Women’s Soccer League soit regardée pendant l’année. Non, leur “combat en faveur du football féminin” ne concerne que ce qui se passe tous les quatre ans. Et c’est en pensant ainsi qu’ils ne le remporteront jamais.

Jennifer Tabet

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