Nos champions favoris sont souvent vus comme des machines imperméables à toute pression, uniquement prévus pour accomplir leurs destinées sportives. Mais depuis peu, certains fendent leurs armures afin de confier leurs faiblesses souvent mentales.

Depuis quelques semaines, des athlètes américains racontent leurs déboires dans ce domaine. C’est DeMar DeRozan, qui le premier a affiché des signes de dépression sur son compte Twitter. Alors qu’il réalisait la meilleure saison de sa carrière, qu’il allait être titulaire au All Star Game et que son équipe était à la première place de la conférence Est, il s’est ouvert sur son état mental. Alors qu’on aurait pu craindre certaines critiques pointer, c’est une vague de soutien monumentale qui a déferlé dans le monde de la NBA.

 

 

C’est ensuite le joueur des Cleveland Cavaliers (NBA), Kevin Love qui a raconté sa crise de panique intervenue le 5 novembre dernier en plein match. Ce joueur de premier rang, multiples All-star et champion NBA 2016 était alors stressé par des problèmes familiaux et par la pression énorme que subissait son équipe après une grosse refonte d’effectif et une finale perdue quelques mois plus tôt.

C’est durant un temps mort demandé par son coach au cours du troisième quart temps qu’il a senti son cœur battre bien plus vite et qu’il avait du mal à respirer : « J’ai couru au vestiaire et erré d’une pièce à l’autre, comme si je cherchais quelque chose que je n’arrivais pas à trouver. C’était comme si mon corps était en train de me dire, “tu vas mourir” »

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mental sportif

Kevin Love a longtemps hésité avant de s’exprimer sur le sujet, mais il a bravé sa peur du jugement pour écrire un long texte sur le site The Player’s Tribune.

Une voie était ouverte pour tous les sportifs professionnels.

Des premières initiatives ont vu le jour en dehors des terrains avec le support de la NBA et d’autres joueurs pour sensibiliser les fans aux maladies mentales.

On espère ardemment que ce genre d’initiative soit suivie en France où certains sujets ne peuvent pour l’heure pas dépasser la porte du vestiaire. C’est ce à quoi s’engage le média Sans Filtre depuis quelques mois, en libérant la parole des athlètes sur des sujets d’importance comme celui-ci.

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