Les Champions de la Paix

Réunis dans un collectif de plus de 100 sportifs de haut niveau engagés personnellement en faveur du mouvement de la paix par le sport, les « Champions de la Paix » constituent un des piliers fondamentaux de Peace and Sport.
Ils œuvrent pour faire du sport un outil de dialogue et de cohésion sociale.
Modèles, héros et source d’inspiration pour les jeunes du monde entier, ils mettent leur temps, leur notoriété, leur expérience d’athlètes au service de projets utilisant le sport en réponse à des enjeux sociaux.

Crédits Photos : Peace and Sport

Masques de protection contre le COVID !

J’ai commencé le Taekwondo en Septembre 1991. J’ai bossé moi-même pour m’acheter ma première licence, et j’ai commencé à 18 ans. 3 ans plus tard je devenais champion d’Europe à Zagreb, et je finissais deuxième de la Coupe du monde la même année.

Le Taekwondo, c’est avant tout une discipline qui m’a séduit par la beauté du geste. A 18 ans, je faisais du sport à l’école, mais l’investissement que je mettais dedans était loin de celui de mes camarades, qui faisaient ça pour passer le temps. Je me suis alors décidé à pratiquer un sport dans lequel mon engagement personnel aurait un impact. Je n’étais alors pas du tout dans les arts martiaux ni dans les sports de combat. Je suis tombé sur le Taekwondo par hasard, et j’ai tout de suite accroché.

Le Taekwondo m’a beaucoup apporté, notamment de la confiance en moi. Quand tu pratiques un art martial, tu sais comment mettre quelqu’un KO rapidement. Tu es conscient de ta force, tu la maîtrises et tu as plus confiance en tes capacités. Il m’a aussi donné le goût de l’effort. En ayant commencé à 18 ans, je crois maintenant que tout est possible dans la vie avec beaucoup de travail.

En 1996, j’ai quitté ma région parisienne natale pour Aix-en-Provence, là où a ouvert le premier centre d’entraînement permanent dédié au Taekwondo. Là-bas, on s’entraînait 6h par jour, 5 jours sur 7. A l’époque, j’allais souvent à Monaco. Je me suis lié d’amitié avec le Prince Albert. Je me souviens, j’allais voir un jeune footballeur du nom de Thierry Henry… il jouait avec Trezeguet.

A Monaco, j’ai trouvé une famille, on m’a très bien accueilli, et je m’y sentais bien. En tant que parisien de naissance, et marseillais d’adoption, mes équipes de cœur sont Monaco, Marseille et Paris. C’est atypique ! Mais c’est une réalité, c’est ma vie.

Peace & Sport, ça a tout de suite été une évidence. J’ai été présent dès le début, j’ai participé au premier marathon de la paix en 2006, je suis parti au Burundi avec Jean-Baptiste Alaize pour son retour, j’ai pris la parole dans beaucoup d’évènement pour Peace and Sport.

Utiliser le courage qu’apportent les arts martiaux pour lutter en faveur de la paix dans le monde, c’était comme une évidence pour moi.

Utiliser le courage qu’apportent les arts martiaux pour lutter en faveur de la paix dans le monde, c’était comme une évidence pour moi. C’est pour ça que j’ai rejoint Peace and Sport.

Aujourd’hui, j’habite en Chine, et je rêve de créer un évènement sportif avec les jeunes de Taïwan et de Pékin. Mais à cause des tensions politiques actuelles, c’est compliqué. Dès que ce sera possible, je le ferai, j’attends juste le bon moment.

L’associatif m’a toujours attiré. Je pense que ça vient de mon éducation. Les gens disent de moi que je suis gentil, et ça je le dois à mes parents. Déjà grâce à leur nom de famille ! Mais aussi parce que j’ai été bien éduqué. Par exemple, à Noël, on ne s’offrait jamais d’armes en plastique.

J’ai aussi toujours travaillé pour les autres. Je suis l’ainé d’une famille de 7 enfants, et à l’école, j’étais délégué des délégués. Je défendais mes camarades aux conseils de classe. Plus tard, j’ai été capitaine de l’équipe de France de Taekwondo pendant près de 20 ans. Je suis un peu comme Moïse, j’ouvre la voie, j’ai fait beaucoup de choses, et je les faisais de façon désintéressée, parce que j’aime mon sport.

Cet engagement avec Peace and Sport me tient donc très à cœur, nous avons encore plein de choses à développer. Je vais continuer à participer autant que possible à des actions sur le terrains avec les enfants, échanger avec des sportifs internationaux pour développer des programmes, et essayer d’apporter un peu de bonheur aux personnes qui en ont besoin.

 

 

PASCAL