Loic Leonard - Céiste

Canoë sprint : #Equipe de France #Projet Olympique 2020

Les athlètes sont souvent imperméables à toute communication avant que la compétition ne soit terminée. La rubrique « Dans la peau » permet à un sportif de partager avec vous ces moments secrets et déterminants qui forgent la réussite de leurs projets.

Découvrez Loïc Leonard, l’un des grands espoirs du canoë sprint qui nous raconte sa passion pour son sport, les synergies avec le kayak et ses objectifs olympiques.  (Crédit photo Une : FFCK / KMSP – JM Hervio)

J’ai commencé le canoë kayak à l’âge de 9 ans, à St Laurent Blangy lorsque j’étais à l’école primaire. Pendant les séances de sport, on utilisait les infrastructures de la ville pour s’adonner à ce sport.

Je suis passé par le football étant jeune comme beaucoup de monde, mais je n’ai pas accroché, j’étais bien loin d’être le futur Zlatan. Le fait d’être dans une équipe avec certains qui ne s’investissaient pas à 100%, c’était quelque chose qui me dérangeait déjà. J’ai également pu faire du Karaté, mais sans vraiment m’y mettre à fond. Par contre, j’aurais vraiment aimé passer par la boxe.

J’étais un élève très remuant, mais je travaillais vite et bien donc il fallait forcément combler le temps. Par la suite je me suis assuré d’avoir des résultats corrects avec le minimum d’efforts pour pouvoir faire un maximum de sport. À l’époque ce n’était pas toujours facile à la maison, le sport était une vraie échappatoire, ça m’a réellement aidé. Je ne sais pas ce que je serais devenu sans ça…

On prend souvent exemple sur des sportifs et je dirais qu’étant jeune j’appréciais Arnold Schwarzenegger sinon dans le canoë lorsque j’étais gamin, j’aimais bien Mathieu Goubel, le numéro 1 français en canoë du moment donc évidemment c’était un exemple. Aujourd’hui, au niveau international je ne veux pas avoir d’idole, car ce sont des gars contre qui je vais courir. Comment les battre si je les admire ?

Je suis arrivé vers le haut-niveau assez naturellement. La section sportive au collège et au lycée fait que ça va très vite et on ne s’en rend pas forcément compte au début que l’on se dirige vers l’élite de son sport. Et un jour tu es à l’étranger et tu portes le maillot tricolore. J’ai persévéré parce que ça m’a permis de trouver mon équilibre dans la vie, mais aussi, car je sens qu’il y a quelque chose à jouer, je veux être ce jeune qui casse les barrières et qui fonce. Pour moi il n’y a pas de hiérarchie, tout le monde peut être champion !

Concernant l’avenir et mes objectifs, clairement je veux être aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 pour représenter le canoë français.

- Loïc Leonard

Aux sélections pour intégrer l’équipe de France lorsque j’étais sénior 1 (2015) j’ai terminé 2ème d’une des finales sur le sprint, je n’avais absolument aucune idée de mon niveau dans la catégorie avant cette course, c’est une des courses qui m’a révélé. Je me suis dit « c’est bon je peux le faire » j’ai cru en moi et je n’ai peur de personne lorsque je suis sur la ligne de départ. Ils ne savent pas ce que j’ai en tête.

Mon club l’ASL canoë kayak est une usine à canoë en ligne en France donc je me suis orienté naturellement vers cette discipline sans jamais vraiment pratiqué le slalom ou même le kayak.

Ça m’arrive bien sûr de temps en temps l’été de faire une balade en kayak, mais c’est rare et juste pour se détendre. Je pratique également le C2 (canoë biplace), où j’ai pu terminer 8ème aux derniers championnats du Monde sénior avec Adrien Bart. Lorsque l’on fait du canoë course en ligne, on pratique généralement tous les bateaux (monoplace / bi / quatre).

CANOË ET KAYAK, UNE GRANDE FAMILLE

Pour vous expliquer simplement, le canoë se pratique à genoux avec une pagaie simple, on pagaie uniquement d’un côté. L’équilibre joue un rôle important au début, par la suite c’est acquis et on n’y pense plus. La technique et la condition physique sont déterminantes dans ma pratique sportive, c’est un sport très complet et on ne peut pas négliger grand-chose en termes de préparation (matériel, technique, physique, stratégie).

Bien sûr il existe des similitudes avec le kayak dans la préparation physique et les entraînements, par contre la technique est différente.

Le canoë est une grande famille, les athlètes s’entraident. On peut même effectuer des stages d’entraînements avec des athlètes étrangers si on s’organise bien, ces mêmes athlètes contre qui on va courir les Championnats du Monde.

Les plus vieux transmettent beaucoup aux plus jeunes, cela m’a vraiment aidé à me placer rapidement parmi les meilleurs français dès mon entrée en sénior à 18 ans.

Je regarde énormément les autres sports et leurs façons de s’entraîner et j’adore lire les biographies de grands sportifs. L’une de mes favorites est celle de Mike Tyson, il était tellement fort mentalement, cela aide à la performance.

Concernant l’avenir et mes objectifs, clairement je veux être aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 pour représenter le canoë français, cela nécessite d’obtenir un quota olympique en août 2019

Tout ce qui se passera avant, c’est de la préparation à mes yeux.

LOÏC