FOOTBALL : MATHIEU BODMER — FOOTBALL IS LIFE

Mathieu Bodmer, ancien Lillois, champion de France avec Lyon retrace son parcours. D’un jeune footballeur bercé dans une famille ou tout tourne autour du ballon rond, de sa grande passion qui est devenu son métier, comme une évidence. De sa vie au jour le jour, sans calcul. Plongez dans la tête de Mathieu Bodmer, qui nous parle également de son engagement avec l’Union Nationale du Foot Entreprise (UNFE).

Le site de l’UNFE : ICI

MATHIEU BODMER : TOUTE MA FAMILLE JOUAIT AU FOOT

Toute ma famille jouait au foot. Mon père, mes oncles, mes cousins. C’est un sport de famille. Je marchais à peine que je jouais déjà au football. C’est donc logiquement que mes parents m’ont inscrit dès le plus jeune âge, à 5 ans. Je jouais aussi à l’école, dans le quartier, grosso modo ma vie n’est pas très compliquée, c’est principalement le football.

Mon amour de ce jeu ne s’explique pas, mon père jouait donc forcément ça a dû m’influencer mais pour que cela devienne à ce point une passion, je pense qu’il ne faut pas chercher de côté rationnel. Après le foot c’est aussi le côté convivial, tous les copains y jouent donc on s’y retrouve et quand on est petit on passe plein de bons moments à travers ce sport. L’avantage c’est qu’il faut juste un ballon et après tu peux jouer partout.

Puis quand tu vois les joueurs à la télé jouer dans des grands stades, ça fait rêver. J’ai toujours été fan du PSG. Ensuite en joueur j’admirais Ginola et Weah. Deux joueurs assez différents mais qui faisaient des choses extraordinaires sur le terrain. Et au niveau plus international il y avait bien sûr Maradona, je pense qu’il faut juste le regarder jouer une fois pour comprendre.

JE JOUAIS AU FOOT TOUT LE TEMPS

Les voir jouer ainsi que plein d’autres bien sûr donne envie de devenir footballeur et faire comme ses idoles. Je jouais vraiment tout le temps, je pense que ça a été un gros facteur dans ma réussite. Je jouais par passion, par plaisir, parfois 10h par jour pendant les vacances ou les weekends. Ça fait partie de ce qu’on appelle le “travail” pour s’améliorer mais pour moi ce n’était que du bonheur. Ensuite le fait que j’ai évolué à Évreux, un super club formateur avec de très bons éducateurs. Et il y a un dernier facteur c’est la réussite, il en faut toujours un peu.

Je jouais attaquant d’ailleurs plus jeune, parfois milieu offensif, donc 9 ou 10. En partant à Caen, j’ai commencé à descendre, jouant 6 ou même défenseur central car j’avais beaucoup grandi. J’étais assez technique, avec une bonne vision du jeu. C’est sans doute pour ça que j’ai pu m’adapter à différents postes. Plus jeune il y avait la vitesse aussi, jusqu’à mes 17 ans j’avais le record de vitesse à Caen. C’est grandissant que j’ai un peu perdu.

Puis est venu le plus beau souvenir de ma carrière. En Juillet 2000 avec le Stade Malherbe de Caen. Lorsqu’on rentre pour la première en pro, c’est quelque chose d’inoubliable. On se dit « ça y est, je l’ai fait ». Tous les efforts entrepris pendant des années ont payé. Bien sûr il ne faut pas s’arrêter là car tout peut s’arrêter en quelques matchs mais cela reste une vraie concrétisation pour un jeune passionné de foot.

MATHIEU BODMER : UNE AUTRE ISSUE POSSIBLE ?

On m’a parfois demandé ce que j’aurais fait si je n’avais pas pu devenir footballeur, eh bien c’est qu’il n’y a pas de réponse. Il y avait que cette option pour moi ! Et par la suite je ne pensais pas à “l’après-carrière” non plus. J’aime vivre au jour le jour, en tout cas dans le football, et la décision d’arrêter ma carrière n’était pas préméditée, le fait de stopper la saison à cause du Covid à jouer, on était relégué avec Amiens, et puis il y a eu cette opportunité ensuite de rejoindre mediapro. Mais quelques mois avant tout cela, j’allais à l’entraînement tous les jours sans penser que ça serait ma dernière saison.

Ce nouveau métier de consultant me permettait de garder les deux pieds dans le foot, avec tout un groupe d’anciens joueurs qui étaient mes amis. Ça a été un peu trop court mais j’ai adoré cette expérience, être en plateau avec Jaja (Christophe Jallet), Nico Douchez etc. et entouré également par des journalistes de haut niveau comme Julien Brun, Smail Bouabdellah ou Éric Huet, avec Marina Lorenzo pour animer, à parler de foot, ce n’était que du plaisir. Une des choses qui m’importaient d’ailleurs pour les téléspectateurs c’était qu’à la fin du match que je venais de commenter ou de l’émission à laquelle je venais de participer, c’est qu’ils aient appris quelque chose.

On a cette chance les anciens footballeurs de repérer parfois des détails, tactiques ou techniques, dans des situations que nous avons déjà vécu sur le terrain et qui ne se voient pas forcément d’un œil extérieur, donc voilà le but c’est de partager un peu l’expérience et les connaissances acquises lors de notre carrière. En revanche pour le moment je ne me vois pas faire coach, c’est un métier où il faut investir beaucoup de temps, tout comme joueur, et je préfère profiter un peu plus de ma famille maintenant que j’en ai l’opportunité.

UNION NATIONALE DU FOOTBALL ENTREPRISE

Arrêté ma carrière de joueur pro ne signifiait pas d’arrêter de jouer au football. C’était même inconcevable pour moi. J’ai continué à jouer, souvent avec des amis et anciens joueurs pros et puis j’ai fait connaissance avec le foot entreprise. C’était une belle possibilité de rejouer à 11 de façon récurrente, avec un cadre plus sérieux que jouer des matchs entre amis. Avec plus de 500 clubs entreprises et 15000 licenciés, c’est forcément attractif et il y a un vrai enjeu.

J’ai donc pris ma licence de joueur fin janvier, c’est Nico Douchez qui m’en a parlé. On a vu les personnes de l’UNFE et on a eu un super feeling. Il faut développer toutes les formes du football possible pour que ce sport reste attractif. On connait tous quelqu’un qui jouait en corpo, pour un club des PTT, un CHU ou autre. Ça me parlait donc j’ai voulu m’investir et soutenir cette pratique. Et bien sûr c’est une façon pour moi de continuer à jouer au foot, avec un peu de moins pression mais du sérieux quand même et beaucoup de plaisir.

MATHIEU BODMER

Avec Clément Samson

Retrouvez notre portrait d’Olivier Ménard

Partie 1 : ICI

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