Alexia Chartereau - basketteuse

Aillière : #Equipe de France #Tango Bourges #Vice Championne d'Europe 2017 #Championne du monde 3x3 2015 #Vainqueur de la Coupe de France 2017

Les athlètes sont souvent imperméables à toute communication avant que la compétition ne soit terminée. La rubrique « Dans la peau » permet à un sportif de partager avec vous ces moments secrets et déterminants qui forgent la réussite de leurs projets.

Alexia Chartereau est la nouvelle étoile du basket français, et elle commence à prendre ses marques au plus haut-niveau avec son club du Tango Bourges Basket et l’Equipe de France. Après les récentes retraites de Céline “Caps” Dumerc et Gaelle Skrela, découvrez le récit de la relève, Alexia Chartereau. (Crédit photo : Mark Franz)

Je m’appelle Alexia Chartereau, j’ai 19 ans.

J’ai commencé le basket à 5 ans à Coulaines dans la Sarthe. C’était une évidence, mes parents faisaient du basket là-bas, mes deux sœurs également donc depuis toute petite j’allais à tous leurs matchs.
Au début, j’ai voulu tester la danse pendant un an, mais ça ne m’a pas trop plu. Quand j’ai fait du basket je n’ai plus voulu arrêter, je suis devenue une mordue de basket !

Je jouais tout le temps, que ça soit avec mes sœurs ou mes parents, on est une famille de passionnés, on adore jouer et regarder les matchs. Mes parents ont toujours été et sont toujours très présents. Ils venaient à mes matchs quand j’étais petite et même aujourd’hui ils viennent très souvent me voir jouer.

EN APPRENTISSAGE CONTINU

J’ai réalisé que je voulais faire du haut-niveau vers mes 12 ans, quand j’ai commencé à m’entraîner quotidiennement au pôle de Nantes. J’ai eu de très bons formateurs comme Jean François Alisse pendant ma formation à Coulaines, ou encore Arnaud Gupillote à l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance) avec qui j’ai travaillé sur le terrain. Ils m’ont également appris à développer mon leadership, m’ont fait progresser rapidement et j’ai alors compris que j’étais capable de faire carrière.

Je jouais tout le temps, que ça soit avec mes sœurs ou mes parents, on est une famille de passionnés, on adore jouer et regarder les matchs. Mes parents ont toujours été et sont toujours très présents.

— Alexia Chartereau

À l’école ça se passait très bien pour moi, j’étais en sport étude dès la 6ème donc j’ai dû apprendre à concilier les études et le basket en même temps. Je ne prêtais pas forcément attention au regard des autres et à ce qu’il pouvait dire sur moi, je restais concentré sur moi, mes performances au basket et mes objectifs à atteindre.

Comme je l’ai dit auparavant mes parents ont toujours été présents, cependant ils ne rentrent pas dans le coaching à me dire ce que je devais faire sur le terrain, ils savent rester à leur place. Ils sont toujours là pour m’encourager, me dire de ne pas lâcher et d’aller au bout de mes rêves.

Mes joueuses préférées étaient et sont toujours Endy Miyem (coéquipière en Equipe de France) et Candace Parker (Ailière américaine). J’essayais donc de m’en inspirer et de les prendre pour modèles.

Je joue au poste 4, mais avec un bon shoot. J’essaie de plus en plus d’être polyvalente et d’ajouter des choses à mon jeu. J’aimerai plus tard avoir le style de jeu d’Endy, elle a vraiment une panoplie complète (elle peut tirer, driver face au cercle, et faire du jeu posté, et elle lit vraiment bien le jeu).

C’est d’ailleurs en 2013 que j’ai pu honorer ma première sélection en Equipe de France jeune (catégorie U16), j’étais vraiment surprise, mais j’ai saisi ma chance et concrétisé cette opportunité pour aller plus haut. J’étais d’ailleurs avec Lisa Berkani, que je retrouve maintenant aussi en Équipe de France A.

Alexia connait déjà le plus haut niveau depuis ses premières sélections en Equipe de France A. Elle vient d'ailleurs de glaner sa première médaille internationale, en finissant vice-championne d'Europe 2017.

En 2015 je suis sélectionné pour la coupe du monde U18 de 3×3, une discipline que j’ai vraiment beaucoup aimée. Tout d’abord parce qu’il y a une vraie liberté sur le terrain qu’on ne peut pas retrouver dans le 5×5 et aussi parce qu’il y avait une bonne ambiance avec les filles et le staff. On faisait beaucoup de 3×3 au Centre Fédéral et on aimait vraiment ça. Personnellement, je pense que ça m’a beaucoup appris, j’ai gagné en agressivité et en leadership.

Le tournoi s’est bien passé, c’était pour nous quatre notre première compétition en 3×3 (Djaldi Tabdi, Lisa Berkani & Francesca Dorby) dont on ne savait pas vraiment où on allait. On a perdu le premier match contre la Chine, mais on a par la suite bien rebondi puisqu’on a été jusqu’en finale où on a battu les USA.

Nos points forts étaient nos capacités physiques, on était vraiment grande et mobile à la fois et on jouait plutôt bien ensemble. Le sentiment de battre les USA et à la fois d’être Championnes du Monde c’était vraiment extra, un sentiment inexplicable, beaucoup de joie, de fierté !

DES RÊVES PLEINS LA TÊTE

En 2016, avec ma génération (1998), on avait vraiment comme objectif d’être Championne d’Europe, on savait que ça ne serait pas facile, mais on pouvait le faire ensemble. J’étais capitaine, mon rôle était de faire le lien entre le coach et les filles, nous remotiver dans les moments durs pendant les matchs et d’être là pour chacune d’entre elles.

Cet été j’ai participé à ma première campagne en Équipe de France A, cette expérience s’est bien passé, on termine la compétition avec la médaille d’argent autour du cou !
Mon intégration s’est très bien passée, les filles ont été très gentilles avec moi.
Je connaissais certaines joueuses d’avant donc c’était plus simple.

J’étais un petit stressée c’est sûr, mais j’ai essayé de ne rien changer, de faire comme d’habitude et de donner le meilleur de moi-même. J’étais vraiment contente d’être là pour la dernière de Caps (Céline Dumerc) et de Gaelle (Skrela), elles ont une carrière incroyable, j’espère suivre leur chemin.

Je sais qu’il me reste encore beaucoup de travail, mes ambitions pour le futur sont de gagner des titres en club et en Équipe de France, de faire les Jeux Olympiques et pourquoi pas tenter ma chance à l’internationale.

ALEXIA