Agnès Raharolahy – Sprint

#400 mètres #Équipe de France #Championne d’Europe relais 4x400m 2014 #Championne d’Europe relais 4x400m en salle 2015 #Vice-Championne d’Europe relais 4x400m 2016 & 2018

Les athlètes sont souvent imperméables à toute communication avant que la compétition ne soit terminée. La rubrique « Dans la peau » permet à un sportif de partager avec vous ces moments secrets et déterminants qui forgent la réussite de leurs projets.

La fibre de l’athlétisme est présente chez Agnès Raharolahy depuis sa plus tendre enfant. La spécialiste du 400m nous explique comment elle s’est épanouie grâce à sa discipline et évoque ses ambitions.

C’est comme si j’étais prédestinée à évoluer dans un univers sportif.

Depuis toute petite, j’ai toujours pratiqué une activité physique. Que ce soit très jeune au travers de la gymnastique ou sur les pistes d’athlétisme aujourd’hui.

J’imagine que ma famille m’a transmis cette fibre. Mes parents, en particulier ma maman, sont des sportifs de nature. Ils nous ont toujours poussé, mes frères, mes sœurs et moi à pratiquer un sport. Mon petit frère a lui aussi évolué quelques années dans le haut niveau, pas en athlétisme, mais en gymnastique artistique. Très jeune il a rejoint un pôle France pour s’entraîner dans les meilleures conditions, mes parents l’ont soutenu dans son choix tout comme ils me soutiennent maintenant dans mon choix de haut niveau en athlétisme.

C’est d’ailleurs ma maman qui m’a inscrite à l’athlétisme car elle trouvait que je courais bien. Si j’en suis ici aujourd’hui, mine de rien, c’est grâce à elle. Si elle ne m’avait pas forcé un peu la main, peut-être que je n’en serais jamais arrivée où j’en suis aujourd’hui, peut-être même que je n’aurais jamais mis un pied sur une piste. Les premières années, j’y suis allée plus qu’à reculons, l’entraînement, clairement c’était un calvaire et pourtant courir j’adorais ça, mais de nature très timide je n’arrivais pas à me faire ma place, je n’étais pas à l’aise dans mon groupe et je ne voyais pas l’intérêt d’aller quelque part sans en avoir l’envie.

Puis petit à petit, j’y ai pris goût, je me suis fait des amis et les résultats ont commencé à arriver. Ce qui avant tournait en cercle vicieux s’était inversé en cercle vertueux. J’étais contente d’aller à l’entraînement, de partager un bon moment avec mon groupe, d’apprendre de nouvelles choses, de progresser.

Mais à aucun moment je n’aurais imaginé que j’allais devenir une athlète de niveau international.

J’étais une enfant un peu “sauvage”, très introvertie, avec une confiance en moi très basse et mon coach a su être patient et à l’écoute. Aujourd’hui, même si j’ai certainement encore des progrès à faire, j’ai beaucoup évolué, je suis plus ouverte, plus sûre de moi, plus à l’aise dans mes baskets.

LE 400 M, UN COMPROMIS ENTRE VITESSE ET FONCIER

Si j’ai pu progresser et m’épanouir autant, je le dois à beaucoup de personnes et notamment à Emmanuel Huruguen avec qui je m’entraîne depuis toujours, c’est à dire près de 10 ans maintenant. Il est là pour moi depuis mes débuts et il a toujours réussi à me comprendre. J’étais une enfant un peu “sauvage”, très introvertie, avec une confiance en moi très basse et il a su être patient et à l’écoute. Aujourd’hui, même si j’ai certainement encore des progrès à faire, j’ai beaucoup évolué, je suis plus ouverte, plus sûre de moi, plus à l’aise dans mes baskets.

L’athlétisme m’a fait progresser sur tous les plans !

C’est mon entraîneur qui m’a dirigé vers le 400m. Il a su déceler chez moi des capacités physiques qui pouvaient me permettre de m’épanouir dans cette discipline. On entend souvent dire que le 400 m est l’une des disciplines les plus dures physiquement de l’athlétisme, mais j’ai tout de suite accroché avec ce compromis entre vitesse et foncier. Courir vite a toujours été un plaisir, mais je n’avais pas les qualités de vitesse suffisantes pour évoluer sur 100 ou 200 M par contre le côté foncier a toujours été un de mes point forts.

DEVENIR ATHLÈTE DE HAUT-NIVEAU : ENTRE RÊVE ET DIFFICULTÉS

J’ai participé pour la première fois aux Championnats de France Jeunes en 2009, c’était la première année où je m’entrainais sérieusement. Ce n’était pas un objectif en soi, mais une sorte de récompense à mon investissement récent. Favorite de la discipline car première au bilan français de ma catégorie, je ne finis que sur la deuxième marche du podium, une deuxième place frustrante mais quand même pleine de promesses et qui a décuplée ma motivation.

Tout s’est très vite enchaîné avec des sélections internationales sous les couleurs de l’Équipe de France d’abord dans les catégories jeunes puis dans la catégorie senior. De nature réservée, j’ai mis du temps à trouver ma place et à ne plus appréhender les veilles de départ en compétition internationales. Ce n’est que depuis 3 ou 4 ans que je me sens vraiment à l’aise. Aujourd’hui je n’ai plus la boule au ventre au moment de monter dans le train, j’ai hâte de retrouver tout le monde. Au fil des années, j’ai rencontré des belles personnes, créé de réelles amitiés, vécu des moments incroyables, des moments de stress, des joies, des déceptions. J’ai vécu des expériences qui m’ont fait grandir et qui resteront gravées dans ma mémoire.

C’est mon entraîneur qui m’a dirigé vers le 400m. Il a su déceler chez moi des capacités physiques qui pouvaient me permettre de m’épanouir dans cette discipline. On entend souvent dire que le 400 m est l’une des disciplines les plus dures physiquement de l’athlétisme, mais j’ai tout de suite accroché avec ce compromis entre vitesse et foncier.

MES OBJECTIFS POUR 2019

Et j’espère en vivre encore pleins ! Cette année, il y a les Championnats d’Europe en salle et les championnats du Monde en été, j’aimerais m’y qualifier en individuelle sur 400m et participer avec le collectif sur 4x400m.

Pour faire court, sur chaque sélection, il faut réaliser un chrono qui rentre dans les critères de sélection établis en début d’année et faire partie des trois meilleures françaises sur la discipline.

Le relais j’adore ça. Il y a un esprit, une ambiance, une façon d’aborder la compétition totalement différente. On ne court pas seulement pour soi, mais pour toute une équipe, chaque fois, on est transcendé et on ne ressent pas la douleur habituelle de fin de course.

Après bien sûr, l’athlétisme reste un sport individuel et donc le 400m reste mon objectif principal ! Réussir avec le relais c’est top, mais je veux aussi réussir pour moi !

Et si je devais rêver encore plus, mon objectif à long terme serait de pousser ma carrière au moins jusqu’à Paris 2024, j’aurai 31 ans cette année-là. Je vais travailler dur pour y parvenir. Si je viens à être qualifiée je ne souhaite pas faire de « présentiel » je viendrais chercher avant toute une belle performance.

AGNÈS

avec la participation de Johana Wehbe

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