Rugby Féminin – Test-match – Les notes des Bleues après France-Angleterre (10-33)

C’est sur la terre de ses plus beaux exploits que le XV de France féminin s’est lourdement incliné cet après-midi contre l’Angleterre (10-33). Mais il ne retiendra pas le score, qui s’est creusé irrémédiablement au retour des vestiaires, après deux contre-attaques rondement bien jouées par le XV de la Rose. C’est plutôt par le combat, le premier acte très serré et une performance collective rassurante après deux semaines difficiles dues aux conséquences du Covid_19 que cette équipe peut avoir des espoirs. Peut-être seront-ils déjà au rendez-vous dans sept jours, pour un match retour. Voici les notes de ce France-Angleterre, Crunch au féminin.

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Les notes du XV de France : Mayans et Sansus précieuses

Annaëlle Deshaye (5,5/10) : Elle n’est pas pour rien, comme ses partenaires de la première ligne, dans les résultats fructueux des mêlées bleues. A plusieurs reprises, le pack poussa à la faute son vis-à-vis britannique en mêlée fermée. La joueuse du LOU fut importante au plaquage.

Agathe Sochat (6/10) : La montpelliéraine fut d’une propreté remarquable au lancer, une donnée précieuse tant dans ses rencontres, la conquête est décisive et nécessaire. En deuxième mi-temps, elle a également multiplié les plaquages et fait reculer dès qu’elle a pu l’adversaire.

Rose Bernadou (5/10) : On pourrait retenir de l’héraultaise ces pénalités, un contest illicite (16e) ou, plus tôt, une entrée sur le côté d’un ballon porté qui amena le premier essai anglais (4e). Mais son apport en puissance est non négligeable, à la fois dans les déblayages où elle fait un superbe travail, ou sur les séquences de pick and go.

Céline Ferer (6/10) : Un contre très tôt sur lancer adverse (8e), puis une volonté de contrecarrer l’avancée du maul anglais (18e). Elle ferraille dans les mauls et les rucks, et n’a pas arrêté jusqu’à la fin, y compris durant la longue séquence de pick and go devant sa ligne.

Coumba Diallo (4,5/10) : Une belle attitude au soutien, aussi bien au sol que lorsque les actions se prolongent, avec des départs au ras ou des soutiens de off-loads. La parisienne a fini épuisée, en atteste un manque de clairvoyance dans la suite de la deuxième période avec une passe directement en touche par exemple (70e).

Marjorie Mayans (7/10) : La septiste est irréprochable en défense, avec des plaquages dévastateurs mais aussi des contests précieux, dans le camp anglais. Elle fut aussi à l’oeuvre en attaque avec de magnifiques relais. Elle a tenté de motiver ses troupes quand les Anglaises ont repris le dessus, malheureusement sans véritable réaction.

Gaëlle Hermet (6,5/10) : La capitaine courage, à l’image de son homologue masculin Charles Ollivon, est inépuisable. Toujours au combat, elle est à la conclusion du long mouvement bleu pour marquer sous les poteaux (23e). La toulousaine a également compté sur les ballons aériens, sur touche ou coups de pied.

Émeline Gros (6,5/10) : Si l’on excepte sa faute dommageable en sortie de ruck qui offra trois points aux Red Roses (30e), elle fit preuve d’une puissance imposante, se faisant remarquer par de très beaux relais vers l’avant, mais aussi solide en défense, ne se dérobant pas au plaquage.

Laure Sansus (7/10) : La toulousaine marque des points, avec sa superbe attitude pour jouer les coups de la meilleure des façons, comme sur cette pénalité rapidement jouée depuis son camp (11e). Sa vision du jeu offensive lui permet d’offrir les ballons au bon moment à ses équipières.

Caroline Drouin (4/10) : Elle s’est souvent trop vite débarrassée du ballon au pied sur les séquences offensives. Puis, au retour des vestiaires, son dégagement trop neutre offert dans le jeu aux Anglaises, a été le point de départ du troisième essai (48e). Ses rares crochets auraient mérité mieux, mais elle fut très souvent coffrée par les Red Roses.

Marine Ménager (5/10) : Belle défense sur les relances britanniques ou sur un ballon d’essai petit côté (66e), puis un très bon soutien petit côté après le marque rapidement joué par Shannon Izar (51e). Néanmoins, on retient aussi un en-avant malheureux sur une action importante grand côté, qui aurait pu valoir mieux (42e).

Carla Neisen (-/10) : Malheureusement sortie dès la 15e minute après un choc qui l’a stoppée net, elle céda sa place à Gabrielle Vernier (5,5/10). Elle a fait du bien dès son entrée avec des ballons incisifs, toujours dans la recherche d’intervalles. Ses gros plaquages ont parfois permis de stopper les avancées anglaises (plaquage offensif 72e).

Maëlle Filopon (4,5/10) : Très souvent dans l’avancée avec des crochets parfois dévastateurs et créatrice d’espaces, on retiendra cependant sur ses soixante petites minutes sur le terrain un bête en-avant sur une action déployée sur l’extérieur (39e) et son plaquage manqué sur Bridge, fixée et décalée, sur le 3e essai.

Coralie Bertrand (4,5/10) : Elle ne s’est pas souvent faite remarquer, mais elle bénéficia de quelques ballons intéressants qui ont permis aux siennes d’avancer.En fin de match, ayant un peu plus de libertés, elle a tenté d’apporter sur son aile droite.

Shannon Izar (4/10) : Une partie contrastée pour celle qui n’avait plus joué en bleu depuis le Mondial 2017. Elle a, la plupart du temps, bien négocié et distribué les ballons offensifs, et fut également solide en défense. Elle aurait d’ailleurs pu être récompensée sur son contest, mais l’arbitre a laissé joué et le 2e essai anglais est arrivé (45e). En revanche, on notera un jeu au pied défaillant, avec des touches directes ou non trouvées, et des sorties de camp trop neutres.

Mathéo RONDEAU